Publié le 16/04/2010 à 14:05
Édité le 16/04/2010 à 14:05

Lamb Of God en interview - Making Of

Making of

Cette interview, c'est deux billets de train Rennes-Paris, cinq heures de préparation et des cours à présence obligatoire loupés. Tous les membres de W-Fenec ont des activités professionnelles (ou étudiantes pour ma part) et c'est parfois difficile de conjuguer les deux. Mais rencontrer quelqu'un comme John Campbell ne se refuse pas, surtout quand un label comme Roadrunner pense aux webzines et a compris que la promotion de leurs groupes passe aussi par ce réseau.

S'il y a une règle à connaître quand on a affaire à des artistes, c'est qu'ils sont la plupart du temps en retard. Il a donc fallu prendre son mal en patience sur les canapés en cuir blanc (!) des bureaux de Roadrunner. Tous les journalistes espèrent que l'imprévu se mêlera à l'entretien, il n'y a rien de plus chiant que de se retrouver avec une interview que tous les autres auront. L'imprévu étant ici le moment où John aborde le départ en pleine tournée d'Howard Jones, chanteur de Killswitch Engage. Toute la préparation de l'interview consiste donc à être capable de rebondir sur n'importe quel sujet et à s'adapter à n'importe quoi : artiste remplacé à la dernière minute par un autre, temps écourté, artiste complètement ennuyé par le simple fait d'aligner une réponse etc.

«Tu sais ce qui serait bien là ?», demande-t-il une fois les présentations faites. «Whisky ?». «Ah non, ce sera juste avant le concert. T'aurais pas un joint à dépanner ?». Dommage. L'interview est vivante, John est très «gestuel», mime beaucoup de choses (ce qui ne rend pas facile la traduction à l'écrit).

L'interview se termine. Le temps des photos. Exercice particulier. J'ai pour habitude de commencer par là, ça détend l'atmosphère. Mais là, oubli complet. Fin de l'interview donc, John me demande où il peut trouver les meilleurs falafels (l'échoppe à côté du Roi du Falafel dans le Marais non?), je manque de ne pas pouvoir l'aider. Avant que je lui demande encore une minute pour faire quelques clichés : «fuck that, let's take a picture together. We'll ask the lovely girls of the office». Et voilà l'histoire. Humain le bougre.

Plus de dix heures de travail ont été nécessaires pour traduire, écrire, mettre en forme, relire cette interview. C'est le prix d'une certaine qualité de contenu, même si on peut toujours faire mieux. Et parfois deux mois s'écoulent entre l'interview à proprement parlé et la mise en ligne. La faute aux études.

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le 16/04/10 à 18:25 Par Ted

[-] Re: Lamb Of God en interview - Making Of

Ted
Ted - 8942 msg
Terrier : F-C / Qc / IdF

Ecoute, occupé comme t'es par tes études, je trouve que ce que t'as fait est juste plus que respectable. Chapeau bas !
--
Ce matin un lapin a tué un chasseur.
C'était un lapin qui surfait sur W-Fenec

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le 03/05/10 à 00:20 Par Pooly

[-] Re: Lamb Of God en interview - Making Of

Pooly
Pooly - 4167 msg
Terrier : London

Clair, traduire et écrire l'interview, comment ça prend trop de temps... Faudrait se la faire YouTube, tu postes juste la vidéo :-)
--
http://www.sakura-drops.com

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