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Publié le 10/12/2007 à 09:50
Édité le 10/12/2007 à 09:50

FFKK en ITW

Quand on est journaliste, les interview c'est généralement à la conférence de presse. Mais quand on est un journaliste en retard, ce qui était mon cas, eh bien pour interviewer les Freedom on s'invite dans leur loge, compte rendu d'audience. (itw réalisée lors du Pont Du Rock 2006)


Vous êtes actuellement en tournée pour défendre votre dernier album, « Issue de ce corps », ça vous fait plaisir de venir jouer en pays breton ce soir ?
Jean-Marc (basse) : ça nous fait toujours plaisir de faire un passage en Bretagne, on était à Bobital l'autre jour, aujourd'hui à Malestroit, on fait notre tournée des festivals bretons ! Ce soir on joue un peu tard, mais bon on a concocté une set-list rentre dedans pour faire remuer un peu tout le monde.
Djey (guitare) : Ils vont tous être bourrés ! (rires) Mais bon ils sont solides les bretons !

Qu'en est-il de votre album ?
J-M : Issue de ce corps est sorti le 7 avril , on a enchaîné la tournée juste après. Cette fois on a travaillé différemment, on s'est bloqué un an pour travailler ensemble et composer, avant de rentrer en studio.
D : D'habitude on faisait plutôt l'inverse.
J-M : On est allé chercher de nouvelles choses pour ce nouvel album, il y a quand même une évolution, mais on retrouve les influences qui font FFKK. Mais je dirai que c'est plus rock, enfin de mon point de vue. « Issue de ce corps » c'est le reflet de notre de l'année passée à Lorient au studio Odessa. Même si c'est notre quatrième album, on a dû quand même mettre de nos thunes pour le financer.



Au niveau des paroles, y a-t-il aussi une évolution par rapport aux textes engagés de « Marche ou rêve » ?
J-M : Je trouve que Bring's aborde des thèmes plus larges et de façon plus poétique même si les sujets sont parfois lourds. Par exemple Issue de ce corps est une chanson sur l'euthanasie, il y en a une autre sur les enfants soldats.
Bring's (chant) : Je dirai pas forcément plus poétique, je n'ai pas la prétention d'être un poète. Si Jean-Marc le voit comme ça, c'est que pour lui ça résonne de manière poétique. Je pense qu'il faut se faire sa propre idée en lisant les textes.
J-M : Ah si il y a quand même Acolyte Anonyme, c'est un hommage au public, et il nous le rend bien.

Vous vous exportez pour cette tournée ?
J-M : Oui effectivement on est allé en Belgique et en Suisse et puis on va faire un plateau bientôt avec Guizmo de Tryo et son projet, « Pause ».

Plus guitaristiquement Djey, peux-tu me parler du matériel que tu utilises sur scène ?

D : Alors je joue sur gibson les paul et mesa boogie single rectifier. Sinon j'ai deux trois effets, une tube screamer, une wha, un delay, une pédale de volume et puis un pod-xt branché en direct sur la façade. Et ça sonne !

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Publié le 07/12/2007 à 11:52
Édité le 07/12/2007 à 11:52

Mass Hysteria en ITW

Interviewer un artiste, c'est un plaisir. Mais interviewer deux membres de Mass Hysteria, groupe que j'apprécie beaucoup, fut un grand moment. Hope you'll enjoy... (itw réalisée fin juillet à l'occasion du festival Pont Du Rock

Vous jouez presque à domicile, c'est une ambiance particulière ?

Yann (guitare) : Moi en l'occurrence je viens de Paris, mais on est toujours super bien accueilli en Bretagne, à chaque fois c'est toujours bien cool. Comme aux vielles charrues, c' était vraiment dément.

Mass Hysteria a été programmé au dernier moment, comment ça s'est passé ?
Y : En fait je ne sais pas exactement ce qui s'est passé, si on remplaçait un groupe ou si on a été programmé comme ça. Mais le concert était vraiment énorme, devant 40 à 50 000 personnes, c'était cool. De toute façon on adore les festivals, surtout ceux où il n'y a pas de groupes à grosses guitares, comme ce soir, à part les Burning Heads. Les gens apprécient un bon coup de vénère à un moment donné.
Nico (guitare) : C'est pas comme si on jouait dans un festival où il n'aurait que du métal. Là ce serait plus dur de se démarquer. Ici ce n'est pas le cas, ça permet en même temps de faire découvrir autre chose au public, de toucher d'autres personnes.



Vous avez joué "Une somme de détails" en entier lors de deux dates au début de votre tournée, ça vous a permis de voir quels étaient ceux qui sonnaient mieux en live ?
Y : En fait à St Malo on a pas eu le choix dans la set list, à cause d'un problème de samples. Du coup on a dû jouer l'album en entier, comme la veille au Nouveau Casino. Après c'est vrai qu'on écoute pas mal les gens pour faire nos set list, on essaye de prendre les morceaux qu'ils aiment le plus. En règle générale ce sont les plus rentre dedans, quand Mass Hysteria fait du léger, ça marche pas, on a essayé. Mais pour en revenir à notre date à St Malo, j'étais pas content de ce concert. On n'était pas en place.
N : On étais carrément pas rôdés.
Y : T'as beau répéter pendant 6 mois, une fois sur scène tout est différent. C'est pour ça qu'il faut bouffer de la date.


Comment s'est passée l'apprentissage des morceaux pour toi Nico ?
Y : En fait on s'est bloqué sur 20 titres au début de la tournée pour qu'il puisse bien les intégrer. Après on va en rajouter pour la suite de la tournée.
N : Cela s'est passé en deux temps. D'abord j'ai appris à écouter et à jouer les morceaux du dernier album. Les plus vieux morceaux, comme ceux de Contraddiction, je les écoutais déjà depuis longtemps, et puis c'est le genre de choses qu'on faisait en répé avec des potes donc c'est allé assez vite. En gros ça m'a pris un bon mois.
Y : Pour remplacer Olivier, je cherchais quelqu'un qui avait avant tout du groove, parce que dans Mass c'est ce qu'il faut pour faire sonner les riffs, pas un mec qui sache faire des purs solos. Il est venu chez moi et je lui ai demandé de jouer un truc à la guitare acoustique et là ça convenait carrément. Je cherchais un mec qui avait du groove et lui il l'a.

Tes morceaux préférés en live ?
N : Je suis super fan de Zion, de tout Contraddiction en fait. De toute façon cet album il est dans mon top 10 des albums métal, je l'ai beaucoup écouté et j'imaginais pas 5 ou 6 ans après le jouer sur scène avec les Mass.



Quel a été l'apport de Fred Duchesne sur l'album ?
Y : Définitivement on aura jamais les moyens de bosser avec des producteurs comme Andy Wallace ou Rick Rubin. C'est d'ailleurs pour ça que Fred s'y est mis à la production pour l'enregistrement des albums de Watcha. Maintenant ça fait 10 ans qu'il fait ça et il est vraiment compétent. On cherchait un producteur pour l'album du coup j'ai fait des comparatifs avec des groupes comme Deftones notamment, et j'ai mis le Watcha à côté. Notre ingé son est même venu pour m'aider. Au final le Watcha avait une meilleur dynamique. On a appelé Fred et il a accepté et puis pendant l'enregistrement, il a su apporter ce qu'il fallait.


L'enregistrement des voix de vos enfants sur l'album, c'était important pour vous?

Y : C'est quelque chose qu'on voulait faire depuis longtemps et puis ils étaient trop petits avant donc ça s'est fait sur cet album. Un mercredi après-midi, ils sont venus au studio et on a enregistré. C'était pas évident parce qu'il fallait les faire chanter juste et en rythme. Du coup Mouss a fait le chef d'orchestre, mais il y a quand même pas mal de Protools sur les voix, pour corriger les différences de puissance et de justesse. Mais on a eu des bons frissons.
N : De toute façon c'est filmé ça ?
Y : Ouais c'est filmé.

Vous rejoignez Aqme, Lofofora et bien d'autres au sein d'At(h)ome, c'est une structure dans laquelle vous êtes à l'aise ?
Y : Carrément. At(h)ome a un super réseau , c'est un label de terrain qui sait très bien faire son taf. La différence avec Wagram, c'est que là le but n'est pas de passer sur des grands médias. Quand on était à Wagram, on nous disait "il faut Europe 2, il faut Europe 2", et on a eu Europe 2 mais au final c'est le plan qui nous a le plus desservi de notre carrière. Wagram leur réseau c'est MTV et Europe 2, mais ils ne savent pas faire de terrain. At(h)ome ils ont un véritable réseau underground avec des fanzines, des webzines.
N : . Ouais avec des bars, des magasins. Dans pas mal de villes tu vois les affiches du label.
Y : Quand on était chez Yelen, Patricia, la fille qui nous a signés, elle s'en foutait des grandes radios, elle fonctionnait via les fanzines et ça a marché : on a vendu 50 000 albums de "Contraddiction" et "De cercle en cercle" sans radios et on a vendu deux fois moins d'albums pour "Mass Hysteria" alors que là on avait plusieurs passages radios.

Pour "Une somme de détails", ça se présente bien ?
Y : L'album est bien parti. On va peut-être pas faire autant que Contraddiction mais ça part bien, toujours en utilisant les mêmes réseaux.

Comment avez vous ressentie la période entre votre départ de Yelen et votre arrivée chez Wagram ?
Y : C'est assez stressant parce que les personnes étaient intéressées mais elles nous disaient qu'il fallait attendre. On s'est demandé ce qu'il allait se passer. Au final c'est beaucoup de stress, et ça se ressent sur l'album noir. Par contre, et là je suis sérieux, cet album a vraiment sauvé la vie de certains d'entre nous qui avaient eu des gros soucis.

À propos, avez-vous souffert des critiques faites sur votre précédent album ?

Y : L'album noir on ne peut pas le changer. Comme je le dis dans toutes les interviews, si la production avait été à la hauteur, l'album n'aurait pas été le même. Je pense que les gens ont confondu morceaux et production, ce qui fait qu'il a moins plût. On a fait confiance à un jeune et il s'est planté.



Olivier, votre ancien guitariste, se chargeait des samples. Quel est l'avenir des machines dans Mass Hysteria maintenant qu'il est parti ?
Y : De toute façon Mass Hysteria sans machines ce n'est pas possible. Je pense qu'on va recontacter quelqu'un pour le prochain enregistrement, notamment Pascal, qui a fait parti du groupe au début, qui est pour moi un des meilleurs en France pour les samples.

Olivier vous a laissé son travail il me semble ?

Y : Ouais on s'est quitté en super bons termes avec Olivier. D'ailleurs il a été là au Nouveau Casino, il a pu nous aider parce que nous les samples. . Maintenant c'est Raphaël qui s'en charge un peu, même si on est pas aussi compétents qu'Olivier.

Est-ce que tu as été bizuté pour ton arrivée au sein de Mass Hysteria Nico ?
N : Non, je fais juste un peu plus la fête qu'avant c'est tout (rires)

Un petit mot pour le forum "Sur la brèche" ?
Y : On est vraiment fan de ce forum, on y vient souvent pour lire ce qui se dit. On a envie de répondre mais bon on le fait plus facilement sur Myspace, sur un forum c'est plus dur de dire "toit t'as tort, toi t'as raison".
N : Faut se dire qu'on lit tout, on voit tout.
Y : On respecte vraiment beaucoup tous les gens qui y participent et puis on est vraiment fan de ce que fait Fab master pour le site.

Photos et itw par moi-même

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Publié le 07/12/2007 à 11:32
Édité le 07/12/2007 à 11:32

Falling By The Wayside 15,5/20

Après l'incompréhension qui avait suivi la sortie de Phénix en 2005, on pensait les Watcha au fond du trou. Avec la sortie de Falling By The Wayside, les nouveaux membres du Team Coriace renaissent de leurs cendres, et avec la manière.
Oubliées les chansons pop, Falling By The Wayside marque le retour des grosses guitares et de la double pédale. The Boggeyman met tout de suite dans l'ambiance, une atmosphère malsaine et lourde, portée par un Bob qui fait la preuve sur ce titre de ses possibilités vocales. Bastard Being et Rock'n'roll kids prennent la suite avec une puissance inouïe, qui préfigure des lives mémorables. Paroxysme de la vénère, Sam 5 est un modèle du genre, avec des changements de rythmes familiers du groupe. Qui dit retour à des gimmicks plus métal dit retour à l'anglais, que Bob avait mis de côté au début pour le français. Bien sûr les deux Sam sont en français, tradition oblige.
Après le départ de Keuj et Pendule, la nouvelle section rythmique donne une bouffée d'air au groupe, avec un nouveau groove derrière les fûts en la personne de Banja, un ancien fan qui passe de l'autre côté de la barrière. La technicité des anciens albums fait place à une efficacité redoutable, et quand les deux guitaristes se mettent aux lignes mélodiques (Sam-La vie des ténèbres, Inside, Blue), le résultat est tout aussi convaincant. La production est digne de nos cousins d'outre-atlantique, Fred Duquesne a encore fait des petits miracles pour donner une puissance qu'on a pu retrouver notamment dans Une somme de détails des Mass Hysteria : en clair, une grosse claque dans ta gueule (à écouter au casque pour s'en rendre compte).
Au final, le dernier effort des Watcha met les points sur les "i" et comme dirait Thomas d'Aqme : « c'est le retour des riffs dégueulasses et des grands coups pieds dans la gueule ». Amen.

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Publié le 06/12/2007 à 17:44
Édité le 06/12/2007 à 17:44

Rest in Peace

Fred Chichin, guitariste des Rita Mitsouko et figure incontournable du rock en France, est mort hier d'un cancer fulgurant. Déjà affaibli pendant la tournée de leur dernier album, il avait laissé Catherine Ringer chanter seule sur la scène de l'Olympia. RIP.

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Publié le 06/12/2007 à 15:20
Édité le 06/12/2007 à 15:20

Noïd en ITW

Depuis la Sortie de Sleepless Night, les Noïd enchaînent les dates dans toute la France. De passage au Mondo Bizarro, lieu emblématique de Rennes, David (chant) revient sur l'enregistrement de l'album.


Peux-tu présenter un petit peu Noïd ?
David : Alors Noïd est un groupe de rock/métal qui vient de Normandie. Je jouais déjà avec Damien (guitare) et Alex (batterie) depuis deux ans, et en 2001 Jérôme (basse) est arrivé. On s'est pris un an pour composer et enregistrer une première démo avant de commencer à tourner. Au niveau des influences, le groupe est assez éclectique et chacun est différent mais on se retrouve pas mal autour de groupes comme les Foo Fighters par exemple.

Comment s'est passé l'enregistrement de l'album ?
D : On a enregistré au Loko Studio, à une heure de Paris. On a fait quatre semaines de prises de son et une semaine de mixage, le tout produit par Guillaume André, qui nous a vraiment aidé pour travailler notre son. L'album a été financé par notre association, Ass com, dans un fonctionnement typiquement indé. Sleepless Night est en fait l'aboutissement de six-huit ans de composition et de concerts et on a tout de suite enchaîné avec une tournée de 45 dates en 6 mois, dont quelques unes en Belgique.

Lussi de My Pollux apparaît sur un titre de l'album, tu la connaissais déjà ?

D : Oui j'avais déjà écouté ce qu'ils faisaient et puis eux aussi ont enregistré au Loco Studio. Sur l'album il y a deux ou trois titres qui sont un peu différents et là pour Now and There on voulait un univers plus mélodique donc on l'a contactée. Elle a un réel talent d'interprétation et peut vraiment faire varier sa voix selon les ambiances donc la touche féminine de l'album c'est elle !

Comment se passe l'écriture au sein du groupe ?

D : Là comme ailleurs on reste un collectif. Chacun apporte ses idées et on travaille tout ça quand on se voit pour répéter. Tout se fait en jammant. En studio, il faut bien arrêter une version de chaque chanson, donc c'est pas la même logique. Et puis quand on enregistre on commence à avoir un certain recul sur nos compos : quand on arrive au studio, tout est déjà composé. On a vraiment pu se concentrer sur notre son et sur les arrangements.

Le mixage de l'album est assez particulier, notamment en ce qui concerne la batterie, tu peux nous en parler ?
D : C'est vrai que la batterie est un poil plus mise en avant que sur d'autres albums et c'est parce qu'on a voulu apporter plus de dynamisme. Notre batteur a une grosse frappe du coup il est naturellement présent, l'album ne fait que retranscrire cette puissance. Et puis on voulait vraiment qu'on prenne l'album en plein dans la tronche, et surmixer la batterie rentre dans ce projet-là. Au-delà de ça on a aussi travaillé sur le son des guitares, où le gain des amplis a été revu pour avoir des riffs encore plus incisifs. Tout ça on a eu le temps d'y réfléchir pendant l'étape studio, avec le recul.

Toujours sur l'album, tes voix sont souvent doublées, comment tu t'organises pour retrouver ce même résultat en live ?
D : La dynamique de l'album est propre à l'enregistrement studio, et là aussi on a doublé les voix dans une logique d'efficacité. En live c'est différent, même si on est toujours dans cette logique de puissance, j'ai plus d'espace, mais les trois autres font tous des choeurs ou des cris additionnels.

L'avenir de Noïd, ça se présente comment ?
D : Là on s'achemine tranquillement vers un deuxième album. Pour l'instant on a quelques titres déjà composés, mais on attend la fin de la tournée pour vraiment commencer à composer, à se bloquer un lapse de temps pour ça. L'enregistrement devrait commencer à l'été 2008, mais avant ça on voudrait sortir un enregistrement acoustique. Ce nouveau projet nous permettra de jouer plus sur les nuances et de tourner les titres de l'album vers quelque chose de plus mélodique.

Quand Noïd a fait la première partie de Mass Hysteria à l'omnibus, j'ai été frappé par la qualité du light show, c'est point important du concert ?
D : Alors ça c'est grâce à Matt, qui nous accompagne depuis février en tant qu'ingé lumière. Mais c'est clair que les lumières font partie de l'ambiance que tu développes pendant un concert, ça met en forme les morceaux, ça apporte encore de la dynamique. Comme dirait Matt, "il faut que ça fasse saigner les yeux" (rires) !

Jouer avec des groupes comme Mass Hysteria ou Lofofora, c'est une belle expérience ?
D : C'est une super expérience ouais, surtout quand t'es sur des grandes scènes avec un groupe comme Lofo où les mecs s'intéressent à ta musique, viennent vers toi spontanément. En plus ça a été un apport énorme au niveau de la scène : comment gérer les retours, le son, comment vivre la scène. Avec les Lofo ou les Burning Heads, on a eu vraiment des moments de partage, une super rencontre en somme.

Tu as découvert des groupes pendant cette tournée ?

D : Ouais, Sna Fu notamment. Headcharger aussi c'était bien puissant. Un autre groupe qui marche pas mal c'est Cross Damage, c'est du métal hardcore. On les connaît bien vu qu'ils sont aussi impliqués dans l'association Ass Communication.

Tu as des projets parallèles ?
D : Oui, et je suis pas le seul dans le groupe. Alex joue dans trois autres formations, Damien donne dans le métal plus brutal dans un autre groupe et moi je commence à répéter avec un groupe de reprises. Si on fait tout ça c'est parce qu'on a vraiment envie d'en vivre. À l'avenir on veut vraiment obtenir le statut d'intermittent du spectacle, même si parfois c'est dur de respecter le cahier des charges.

Un petit mot sur les 35 minutes de Noïd au Mondo Bizarro ce soir ?

D : C'était excellent ! On connaît le lieu depuis longtemps, ça fait quelques temps qu'on voulait y jouer et maintenant c'est fait (rires) !


Merci à David de Noïd et au Mondo bizarro

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Publié le 06/12/2007 à 14:04
Édité le 06/12/2007 à 14:04

Sleepless Night 14/20

Le nouvel (et premier) album de Noïdest un joli pied de nez aux soi-disant clivages entre le rock le métal. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Sans gamberger, les quatre normands délivrent des compos originales qui mêlent des cris rageurs et un groove résolument rock'n'roll. De l'originalité dans les riffs, dans les rythmes, un bol d'air en somme.
L'album s'ouvre sur Stay True, titre qui débute sur une intro lointaine avant de surprendre avec l'arrivée de la voie et d'un riff stoner, le calme avant une tempête qui va durer presque tout l'album. Dans le même registre, Nothing Said et son riff d'intro restent dans la tête, car si Noïd fait du métal, les mélodies ne sont pas aux abonnées absents. En témoigne le doublage quasi permanent de la voix de David, qui donne une couleur particulière à l'album. The Right Questions marque une première pause dans l'allure avant de repartir pied au plancher pour Time To Stop, un titre diablement efficace. L'album, enregistré au Loko Studio en quatre semaines par Guillaume André s'offre un mixage atypique : la batterie est nettement en avant, notamment pour le kick (la grosse caisse pour les néophytes), ce qui appuie les riffs de guitares sans pour autant les reléguer au second plan.
Au rang des titres planants, Never Forget This Day développe une ambiance lourde avec une montée en puissance permanente, digne de groupes comme Team Sleep ou Deftones. Sur Now And There, c'est la chanteuse de My Pollux qui se charge de donner la réponse à David, pour une touche féminine qui correspond au titre.
Au final, Noïd marque des points avec cet album, qui a préfiguré une tournée de plus de six mois. Si le mixage peut en dérouter certains, les 11 titres valent vraiment le coup d'oreille, à bon entendeur.

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