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Publié le 11/11/2008 à 09:07
Édité le 11/11/2008 à 09:07

Distros & co.

C'est bien beau de recevoir des CD's à chroniquer mais le fanatique absolu de musique que je suis continue d'effectuer des emplettes discographiques sur la toile, bien plus pratique que de m'extirper de ma cambrousse et de rejoindre une mégapole digne de ce nom (en ce qui me concerne, comprendre Besançon ou Lyon).
Hors de question d'engraisser les supermarchés de l'inculture (sauf circonstances très exceptionnelles), voilà donc pourquoi je tiens à faire partager quelques adresses utiles, où le rapport qualité-prix se joint au fait que certaines prod's ne se trouvent pas ailleurs... L'occasion aussi pour moi d'évoquer une question qui pourrait se résumer ainsi : "A qui profite le low-cost ?". Je m'explique. Il est fort légitime de chercher à s'approvisionner en galettes le moins cher possible (surtout lorsqu'on en est grand consommateur), mais la solution des "hard-discounters" ne me convient guère. Certes l'objet ne vous paraitra "pas reuch" mais il y a fort à parier que ces vendeurs-là fonctionnent comme les enseignes "de grande consommation" sus-évoquées : c'est à dire que la marge revenant à l'artiste est toute aussi faible. En revanche, en s'approvisionnant à la source, c'est à dire au groupe lui-même ou à son label, tu limites les intermédiaires, et à prix équivalent, la part touchée par le groupe est plus grande. Je dirais même plus (comme dirait Pooly) : je préfères payer un ou deux euros de plus une galette directement à un groupe que d'avoir un rabais via un site dont les pratiques peuvent être plus ou moins douteuses. Aussi, tout dépend du groupe, bien sûr. Si il s'agit de la all-star mondiale baignant dans la coke, ce n'est pas ton euro de plus ou de moins qui fera la différence, tandis que pour le petit groupe indé... qui sait ?
Bref, finie la leçon de morale, passons aux choses sérieuses.

Fini (aussi) le bon vieux temps (je vous parle d'un temps que les moins de 15 ans ne doivent pas connaître) où il était possible de passer commande chez Musicast (qui m'a permis de débuter une sérieuse série de EP's et premiers albums de la scène Frenchy). Inversement, le mythique et exponentiel catalogue du Goéland est devenu une référence en la matière.
Conjointement au travail des labels purs et durs (on y reviendra), il faut souligner celui des collectifs, assos et autres structures diffusant les références de leurs membres ainsi que des amis de leurs membres, selon le vieil (?) adage "Les amis de mes amis sont mes amis". A ces exemples, je pense respectivement à Antistatic, Le Bastion et Active Entertainment.
Il existe aussi des distros indés, véritables émanation d'un label-phare dans le paysage musical. Ainsi, je songe à CustomCore et le DeadRockStore, au Folklore de la Zone Mondiale et La Distro, à Guerilla et son Jardin des Fous ainsi que Maloka. Dans le même esprit, noter la regrettable disparition (que j'espère temporaire) du website de Paranoïd Records.
Enfin, si il est toujours possible de passer par des maisons de renommée telle que Crash Disques ou Vicious Circle, on ne peut nier la montée en puissance de CD1D, coalition de labels divers et variés, agglomérant des dizaines de références (dans tous les sens du terme) de la scène alternative et intégrant certains dealers déjà évoqués ci-dessus.

Voilà un petit tour d'horizon, forcement parcellaire puisque se limitant à la scène hexagonale, si tu as d'autres boutiques à conseiller, ouvre ton blog et/ou postes-les en commentaire !

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