Publié le 06/03/2009 à 15:17
Édité le 06/03/2009 à 15:17

De la crise (I)

Pour qui me dira que ce n'est pas le lieu d'entamer un tel "débat", je rétorquerai tout simplement que musique et "contestation" ont toujours fait bon ménage chez moi (c'est mon coté dictatorial qui ressort).

Que celui qui croit encore en la validité du modèle économique (et non seulement cet ôdieux Capitalisme sur lequel il est devenu commode de cracher, tirer au lance-pierre, ou tenter de "moraliser" : laissez moi rire), finement élaboré au fil des siècles et plus brutalement ces dernières années, que nous subissons actuellement, lève la main. Je pourrais ainsi lui jeter la première pierre.
Avec cette pseudo-crise comment ne pas voir que l'économie dans son ensemble est un moyen de contrôle des individus, une norme pure et une simple invention ? Une laisse plus ou moins longue que l'on octroie aux individus pour qu'ils s'ébrouent dans une cage elle aussi plus ou moins grande et confortable selon les époques et les régions du globe où elles s'appliquent.
La "Crise" a eu le mérite de mettre en exergue le double-dialogue et les mensonges permanents des élus (mais pas seulement eux, loin de là) et de les faire renoncer à des promesses, qui n'engageaient que ceux qui y croyaient certes, tout en les poussant à en formuler d'autres diamétralement opposées (le combat "écologie VS relance de l'automobile" en est le plus flagrant exemple). Et peut-être même que cette période de "morosité" (à croire qu'avant tout allait bien dans le meilleur des mondes) fait pointer le bout du nez des vrais acteurs politiques : les groupes industriels et financiers.
Bref, ce n'est pas très glorieux car j'ai très peu de choses à proposer dans ma musette (théoriser n'est pas mon fort, si c'était le cas, cela se saurait...), sauf peut-être l'égalité et le partage intégral de tout entre toutes et tous : partage des tâches, des richesses, du temps, des connaissances, ...
L'utopie m'a tuer.

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le 06/03/09 à 18:36 Par pierrotlalune

[-] Re: De la crise (I)

pierrotlalune
pierrotlalune - 653 msg
Terrier : Paris

Je ne vois pas comment on pourrait abandonner le système économique actuel, pour une simple raison : le communisme a échoué.
Adoption par défaut d'un système économique au départ très inégalitaire, malgré les théories classiques de l'économie et de l'échange, certes. Mais l'important n'est pas de vouloir changer le contexte économique, mais bel et bien de le rendre plus équitable. Refuser la globalisation est une erreur, la maîtriser reste néanmoins la condition sine qua none d'un monde stable, avec des inégalités les plus réduites possibles.

Quant à tes commentaires sur la façon dont la crise actuelle a montré à la face du monde les vrais responsables, je ne suis pas entièrement d'accord. Pour moi le véritable responsable de la crise actuelle est l'état, qu'il soit européen, américain, asiatique ou que sais-je encore.
Car en venant au secours des banques frauduleuses au lieu d'aider des délogés, l'état encourage les comportements dangereux d'une économie financière internationale déjà incontrôlable (affaire Kerviel en tête).

Je peux déjà te dire la fin de l'histoire, car c'est comme ça qu'ont été gérée toutes les crises économiques jusque là.
Un état ne peut être en faillite (contrairement à ce qu'ont affirmé tour à tour François Fillon et Nicolas Sarkozy), c'est un emprunteur perpétuel et sera toujours en déficit. Une banque fait faillite, comme toute entreprise. L'état se porte garant de ces entreprises en faillite le temps de leur passage à vide, soit environ 5 ans. C'est ce que fais le gouvernement américain en semi-nationalisant les banques importantes qui ferment. Après cela l'état se désengagera pour laisser place une nouvelle fois aux requins.

Si l'argent utilisé pour ces programmes (800 milliards aux EU, 700 pour l'Union Européenne) était utilisé à l'autre bout de l'échelle, le pouvoir d'achat actuel ne serait pas au même niveau. Simplement il faut comprendre que 90% du commerce mondial est fait entre l'Asie, l'Europe et les Etats-Unis et quand dans cette triade, je peux compter les gouvernement dits "de gauche" sur les doigts de la main.

L'économie à toujours été libérale, et le sera toujours. Même des gars comme Keynes ne voulaient pas l'abandon du capitalisme. Seul Schumpeter avait un scénario différent : que le capitalisme fasse tellement de dégâts que le socialisme s'impose de lui-même.

Amen
--
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  • le 06/03/09 à 18:48 Par aureliO

    [-] Re: De la crise (I)

    aureliO
    aureliO - 7829 msg
    Terrier : DTC

    pour ma part et je vais faire court avant de poster une longue démonstration

    1 : je suis résolument anti-communiste > pour moi, ce modèle de pensée ne peut être adapté à la nature humaine qui va forcément se laisser aller à la corruption et à l'individualisme.

    2 : je suis tout aussi résolument libéral dans le sens où je suis pour la liberté d'entreprise et paradoxalement (ou pas), je suis en faveur d'un certain interventionnisme de l'état pour limiter la casse

    mais la capitalisme "social" est, à mon tout petit niveau, la seule norme envisageable à long terme et à grande échelle
    --
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    • le 06/03/09 à 18:54 Par aureliO

      [-] Re: De la crise (I)

      aureliO
      aureliO - 7829 msg
      Terrier : DTC

      "sauf peut-être l'égalité et le partage intégral de tout entre toutes et tous : partage des tâches, des richesses, du temps, des connaissances, ..."

      je suis CONTRE ! c'est aller contre l'ordre naturel du monde...
      --
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      le 06/03/09 à 18:58 Par Bibu

      [-] Re: De la crise (I)

      La solution anti crise c'est le DIY. Arrêter de consommer comme des cons assis dans nos canap's à attendre que la bière et les chips arrivent dans nos mains au risque de mourir de faim le jour ou les magasins fermeront, les prix augmenteront ou le jour ou le gagne pain sera perdu.

      Donc ma solution contre le système c'est de faire pousser des arbres à baguette de pain, des arbres à cannette de bière, des arbres à chocapic... Et de m'habiller avec le vent les jours de printemps.

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      • le 06/03/09 à 19:01 Par aureliO

        [-] Re: De la crise (I)

        aureliO
        aureliO - 7829 msg
        Terrier : DTC

        chocapic power

        par contre, t'habiller avec le vent... Tedounu l'a déjà fait, copieur !!!
        --
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        • le 06/03/09 à 20:27 Par Ted

          [-] Re: De la crise (I)

          Ted
          Ted - 8955 msg
          Terrier : F-C / Qc / IdF

          LOL

          Bon, là, vous faites vos sérieux, je me tape ce sujet tout les jours au taf alors pour le retrouver ici. Ca nous laisse une bonne image, de gars sérieux.
          --
          Oui, j'fenec et j'arrive...

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    le 07/03/09 à 09:14 Par REDGUINESS

    [-] Re: De la crise (I)

    REDGUINESS
    REDGUINESS - 942 msg
    Terrier : Hesdin 62

    Je ne vois pas comment on pourrait abandonner le système économique actuel, pour une simple raison : le communisme a échoué.
    Adoption par défaut d'un système économique au départ très inégalitaire, malgré les théories classiques de l'économie et de l'échange, certes. Mais l'important n'est pas de vouloir changer le contexte économique, mais bel et bien de le rendre plus équitable. Refuser la globalisation est une erreur, la maîtriser reste néanmoins la condition sine qua none d'un monde stable, avec des inégalités les plus réduites possibles.

    Quant à tes commentaires sur la façon dont la crise actuelle a montré à la face du monde les vrais responsables, je ne suis pas entièrement d'accord. Pour moi le véritable responsable de la crise actuelle est l'état, qu'il soit européen, américain, asiatique ou que sais-je encore.
    Car en venant au secours des banques frauduleuses au lieu d'aider des délogés, l'état encourage les comportements dangereux d'une économie financière internationale déjà incontrôlable (affaire Kerviel en tête).

    Je peux déjà te dire la fin de l'histoire, car c'est comme ça qu'ont été gérée toutes les crises économiques jusque là.
    Un état ne peut être en faillite (contrairement à ce qu'ont affirmé tour à tour François Fillon et Nicolas Sarkozy), c'est un emprunteur perpétuel et sera toujours en déficit. Une banque fait faillite, comme toute entreprise. L'état se porte garant de ces entreprises en faillite le temps de leur passage à vide, soit environ 5 ans. C'est ce que fais le gouvernement américain en semi-nationalisant les banques importantes qui ferment. Après cela l'état se désengagera pour laisser place une nouvelle fois aux requins.

    Si l'argent utilisé pour ces programmes (800 milliards aux EU, 700 pour l'Union Européenne) était utilisé à l'autre bout de l'échelle, le pouvoir d'achat actuel ne serait pas au même niveau. Simplement il faut comprendre que 90% du commerce mondial est fait entre l'Asie, l'Europe et les Etats-Unis et quand dans cette triade, je peux compter les gouvernement dits "de gauche" sur les doigts de la main.

    L'économie à toujours été libérale, et le sera toujours. Même des gars comme Keynes ne voulaient pas l'abandon du capitalisme. Seul Schumpeter avait un scénario différent : que le capitalisme fasse tellement de dégâts que le socialisme s'impose de lui-même.

    Amen


    je suis entièrement de cet avis......le jeu est pipé d'avance malheureusement, le rapport de force est inégal depuis le début et nous vivons dans l'illusion permanente.....ce qui nous empêche ( et c'est le but!) de nous fédérer et de nous rebeller: chacun prêche pour sa paroisse et défend son petit troupeau sans se rendre compte que ses brebies sont atteintes d'un cancer fatal et que sa paroisse n'a plus que le mur de devant qui tienne......ce qui nous tue c'est la société de consommation qui sournoisement depuis 40 piges nous abreuve de conneries jusqu'à saturer notre bon sens et notre jugement!!! voilà aujourd'hui un monde de propriétaire à la rue, de pauvres roulant en voiture française fabriquée en roumanie, de Rmistes à ecran plat LCD et bientôt de SDF à I phone au rythme où ça va......

    à bien y regarder Matrix n'a jamais était une aussi belle metaphore de notre société......Wake up!!! bien venu dans le monde réel Némo......

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