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Formé à la fin de l'année 2008 suite aux déferlantes révélations rock des années 2000, Yellow Press Toy prend exemple sur ses ainés, des Clash aux Libertines en passant par Joy Division et The Strokes. Enfants du mouvement punk, ils revendiquent une musique nerveuse et une énergie débordante, développant un jeu de scène électrique et une cohésion détonante autour de la trentaine de compositions originales qui garnissent rapidement leur répertoire. Textes anglais et guitares criardes sont maîtres mots dans le son qui caractérise les Yellow Press Toy, lesquels sortent courant 2011 leur premier EP autoproduit : I hate it.

Yellow Press Toy / Chronique EP > I hate it

Yellow Press Toy Quand nous parlons de Nouvelle-Calédonie, les réactions sont en général les suivantes :

Haussement des sourcils.
Interrogation qui se dessine sur le visage...
Puis un magnifique "ouais OK mais c'est où ?"
Donc pour commencer nous allons juste dire que sur la map monde qui traine au fond de notre vieille chambre de gosse que la Nouvelle-Calédonie c'est entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande. Deux grands pays dont les styles musicaux dénotent comme il se doit avec les musiques du Pacifique. Parce qu'ici à Nouméa (capitale de la Nouvelle Calédonie pour les zéro en géo') c'est la même chose. La musique du pacifique c'est pour le folklore. Et là c'est un jeune groupe qui présente son premier EP qui nous vient tout droit d'une époque oublié. Celle du punk anglais de Manchester.

Les Yellow Press Toy nous apportent cinq titres sur un plateau malgré les 22 000 kilomètres qui nous séparent. Et dès le début ils mettent la barre bien haute avec "UK Melancholy". Une basse au son atypique et un chant torturé à souhait. Paul le chanteur s'amuse avec ces cordes vocales tandis que Cedric le guitariste en gratte d'autre. On sent dès le début l'odeur des pubs et l'envie de s'envoyer quelques gorgés de bière brune bien tassées. Cependant le duo basse batterie est mis en retrait ce qui peut bloquer dans l'immersion du titre. Néanmoins les petits jeunes (moyenne d'age 20ans) savent nous appâter avec avec la suite et "My soul got murder". Une introduction légère qui ouvre une voie royale aux guitares qui s'amusent à prendre d'assaut nos tympans sous le rythme cavalier d'une basse bien placé. Paul quand à lui laisse sa voix s'inspirer de ces mentors et il plane au dessus de ce morceau une ambiance de Joy Division. Un titre fait pour la scène. Dédié à réveiller un public et à la charmer.

Laissant place à cette euphorie c'est une ballade discrète qui nous entraine vers une ambiance Amérique profonde. C'est au son de l'harmonica que Slow se déroule. Un morceau simple qui a le mérite de se démarquer dans l'album tout en apportant une touche de sensibilité et de légèreté. Un titre empli de mélancolie mais qui se savoure tout simplement. Après cette interlude les choses sérieuses reprennent avec "I hate It". Bon le titre est excellent par sa rythmique et son élan festif. Cependant il souffre d'un mastering catastrophique. Les guitares sont totalement étouffées et la batterie est légèrement audible. Dommage pour un titre explosif qui s'amuse à titiller notre corde "punk" sensible. Celle qui nous donne envie de ressortir nos blazers des Sex Pistols.
Et il est temps pour les Yellows Press Toy de clôturer l'album avec le titre single "Indoorolilly song". Tout le charme est là. Une basse pesante et présente. Une batterie au son bien vintage et des guitares qui viennent à crier dans nos oreilles. Le chant n'est pas en reste avec une ambiance noire et triste emplie de rage et de passion. La recette magique se trouve dans ce titre qui à lui seul permet d'apprécier à sa juste valeur le talent de ces quatre garçons.

Pour un premier EP, entièrement en autoproduction et donc fait avec les moyens du bord il ne va pas s'en dire que le groupe à du potentiel. Il faut dire que ces quatre jeunes calédoniens ont déjà charmé leurs iles mais ce n'est pas tout. Ce premier effort permet aux Yellow Press Toy de mettre à plat ce qu'ils ont dans le ventre avant de revenir avec un premier album qui d'ors et déjà s'annonce novateur.