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The Wildhearts / Chronique LP > Mag #40

Couv Mag #40 Couv Mag #40 40ème numéro et un peu de renouveau avec l'apparition de la couleur dans le mag' ! Dingue ça... Au sommaire tu retrouves des tas d'articles, d'interviews et de reviews live sur plus de 120 pages avec, entre autres... Marcel Et Son Orchestre, Black Stone Cherry, Chevalien, Jade Jackson, H-Burns, Young Harts, Tyler Bryant & The Shakedown, Airbourne, The Psychotic Monks, Shannon Wright, Dog Eat Dog, Crobot, Aro Ora, Contractions, The Darkness, Ultra Zook, Va Rocks, One Rusty Band, Le Prince Harry, Pandra Vox, Beth Hart, Ludwig Von 88, The Hydden, The Wildhearts, Dog'n'style, Dog Bless You, Bad Breeding, Tankrust, The Verge, Gliz, Klone, Shuffle, Joe Bonamassa, Uncut, The Hyènes, Magon, Steel Panther, Flying Colors, Lysistrata, Bison Bisou, Soja Triani, Missine+Tripstoic, Plague Vendor, Kryptos, Mama's Gun, Volutes, Ezox, Point Mort, Laura Cox, Matias Aguayo, Hypno5e, Mike Patton + Jean-Claude Vannier, Hell Of A Ride, Garage 9, Miegeville, Pipes And Pints, Michael Monroe, Erlen Meyer, Scarlet Rebels, Barns Courtney, Mannequin Pussy, Oh Sees, Livingstone, Electric Jaguar Baby, 1kub, Dangereux, Redemption, Mass Hysteria, Glitterer, Verdun...

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The Wildhearts / Chronique LP > Renaissance men

The Wildhearts - Renaissance men Pincez-moi, je suis en train de rêver ! Mazette, dix ans après Chutzpah!, dernier effort studio des champions de Birmingham, après quelques reformations ponctuelles et éphémères (avec à la clef des albums live) et au milieu d'une carrière solo prolifique de son leader Ginger, les Wildhearts sont de retour pour un nouvel album studio. Oui, tu as bien lu, UN NOUVEL ALBUM STUDIO !!! La planète Rock est en émoi, les fans retiennent leur souffle et c'est avec excitation que j'ai enfourné la galette dans ma platine (non, pour dire vrai, dès sa sortie sur les plateformes numériques, le disque tournait sans discontinuer).

Même si l'album blanc éponyme est indiscutablement la pièce maîtresse de leur discographie et que je suis secrètement amoureux de The Wildhearts must be destroyed et The Earth vs The Wildhearts, j'en suis à penser que Renaissance men fait partie du top trois des albums du quatuor anglais (qui voit le retour aux affaires de Danny Mc Cormack, bassiste historique de la formation). Et pourtant, la première écoute ne m'avait pas pleinement convaincu, avec le sentiment d'un début poussif et peu reluisant, à l'image de "Dislocated", premier single un peu fourre-tout où tous les artifices du groupe sont condensés en un peu moins de six minutes et où les mélodies vocales sont un peu trop faciles. Et oui, c'est ça quand on habitue son auditoire à l'excellence ! Il m'a également fallu quelques écoutes de "Let 'em go" (avec Frank Turner en invité vocal), s'avérant un tube en puissance avec ses mélodies à l'anglaise (entendez là parfaites), et du très pop synthétique "The renaissance men" pour les apprécier à juste titre. Puis la machine s'est emballée.

Car quasiment à mi-parcours, et alors que je commençais à me poser des questions sur l'intérêt d'un retour discographique des Cœurs Sauvages, "Fine art of deception" et "Diagnosis" ont fait chavirer mon cœur de rocker. Des guitares sublimes, des mélodies à en pleurer, des refrains à hurler, un basse-batterie imparable et ces lignes de voix qui font la différence. "My kinda movie" enfonce le clou avec une précision millimétrée et ses guitares intransigeantes, et "Little flower" m'a complètement anéanti au bout de douze secondes de riff (tu peux vérifier, cet alexandrin temporel se suffit à lui-même). Et le peu de souffle qui me restait a été annihilé par les trois bombes concluant ce disque d'une excellente qualité.

Tu l'auras compris, même si j'ai eu du mal à rentrer dans ce disque (la faute peut-être à un son que je trouve très compressé, ou à cette pochette horrible), tous les ingrédients qui ont fait et qui font la force et la puissance des Wildhearts sont loin d'avoir atteint la date de péremption : le génie Ginger et ses acolytes ont encore de beaux restes et n'ont rien perdu de leur superbe quand il s'agit de produire un disque de rock teinté de punk et de pop, les gaillards. Et si tu en doute, tu pourras toujours me rejoindre au premier rang de leur prochain concert parisien en octobre prochain.

The Wildhearts / Chronique LP > Rock city vs the Wildhearts

Rock city vs The Wildhearts Je ne sais décidément pas sur quel pied danser avec The Wildhearts. Enfin, si, je sais, mais tu m'auras compris, je ne parle pas de déhanchement quelconque. J'évoque juste le fait que ce groupe, logiquement mort et enterré depuis quelques années, annonce un beau jour, sans crier gare, une série de concerts pour ensuite retourner dans son mutisme discographique. The Wildhearts sont morts, vive The Wildhearts, en quelque sorte. Toujours est-il qu'à l'occasion de la tournée commémorant les 20 ans de leur premier album Earth vs The Wildhearts, le groupe a enregistré en avril 2013 son concert de Nottingham, aujourd'hui disponible en double CD. À défaut de nouvel album, tu vas devoir te contenter de ce live. Et je peux te dire que c'est déjà pas mal !

Rock city vs the Wildhearts, à l'origine uniquement disponible sur le stand merchandising du groupe pendant sa dernière tournée anglaise (avril 2014, mais dorénavant commandable sur le site internet du groupe), est donc composé de deux disques. Le premier est la restitution live (et dans l'ordre s'il-te-plaît) du premier album du quatuor britannique. Fort logiquement, les classiques de ce chef d'œuvre sont de sortie (« Greetings from Shitsville », « TV tan », « My baby is a headfuck », « Suckerpunch »...), et l'énergie déployée par le groupe est communicative. Les gars ont de la bouteille, ça se sent, même si certaines parties vocales (une des caractéristiques du style Wildhearts) laissent parfois à désirer. Rien ne semble avoir été coupé au mixage. Preuve en est l' arrêt brutal du groupe au milieu de « TV tan », le temps que Ginger tente de dissiper une baston dans la salle, les quatre reprenant ensuite le morceau comme si de rien n'était. À l'anglaise !!! Le public, quant à lui, est à bloc et s'en donne à cœur joie, chantant sur tous les refrains. La restitution live 20 ans après de ce « classic album » est parfaite, le duo de guitariste Ginger/CJ enchaînant à l'énergie les multiples riffs rock de ce disque influencé notamment par les mélodies des Beatles. Splendide.

La deuxième galette n'est autre qu'un best of amélioré des Wildhearts, piochant dans les albums essentiels de Ginger et Co. (P.h.u.q, Fishing for luckies...) mais délaissant toutefois les deux derniers excellents albums. Ces morceaux, choisis à l'applaudimètre par le public pendant le concert, font mouche. Le fan du groupe culte anglais ne boudera donc pas son plaisir d'écouter les classiques que sont "Caffeine bomb" ou "I wanna go where the people go", joués avec une énergie impressionnante, mais également de retrouver quelques pépites rarement présentes sur les set lists du groupe ("Red light, green light", "Naivety play").

Ce nouvel album live des Wildhearts, à défaut d'être indispensable, est une restitution fidèle de la puissance et de l'énergie des concerts d'un des meilleurs groupes de rock 'n'roll anglais de son époque et également un bel hommage à un album qui aura marqué toute une génération et qui n'a pas pris une ride. En tout cas, moi j'adhère. Et si, entre ses 32 projets solo, Ginger Wildheart pouvait réunir ses camarades de jeu et trouver un peu de temps pour relancer la machine en studio, je ne dirais pas non. Je croise les doigts. S'il-te-plait, fais comme moi !