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Biographie > Garage rock !

La création de Whodunit remonte à l'an 2000. Trois musiciens issus de formation punk rock décident d'allier leurs forces pour envoyer la sauce. Sans prétention, et sans chanteur au départ. Whodunit est créé pour rendre hommage au rock, tout simplement. Le rock US, le rock garage, le rock australien, le rock grungy, le rock 'n' roll, tout simplement. Finalement, le chant sera "assuré" par le guitariste du groupe, à la "j't'emmerde" quoi ! En plein revival rock 'n' roll, Whodunit joue avec le coeur, et enregistre quelques titres...à l'arrache, toujours. Whodunit se lance plus sérieusement dans son projet, et en 2004 sort Copy approved, six titres enregistrés en prise live. Le groupe décide de se lancer corps et âmes dans le rock, jusqu'à la dernière goutte de sang, et une deuxième guitare est nécessaire pour faire la nique au son politiquemnet correct. Et c'est en fin 2004 que les gaziers prennent la route du Jura, direction le Kaiser Studio de Lucas Trouble (responsable du dernier Second Rate et du The Waterguns) pour mettre en boite Buried Memories from plastic land...

Whodunit / Chronique LP > Memories from a sh*t hole

Whodunit - memories from a sh*t hole Comme disait Lao Tseu : "on peut créer une pizza avec plus de 18 ingrédients, car la réussite est dans le bon dosage". Et en matière de bon dosage Whodunit est le pizzaiolo qu'il te faut si tu veux goûter à la pizza spécial Garage 70's. Ils ont mis des morceaux de punk, de rock, de blues, de noise, de groove, du psyché, tout ça en travaillant la pâte avec de l'harmonica, du synthé, de la cigar box, des claps, des guitares, des choeurs, et bien sûr une bonne basse et une batterie pour donner le tempo. Tout ça, bien relevé avec une sauce piquante et savoureuse. Quatuor parisien qui fait fuzzer les platines depuis 2003, (le Fenec avait chroniqué son deuxième EP en 2005, mais avait honteusement occulté les 3 LPs qui ont suivi), ils sont de retour avec Memories from a sh*t hole et ses 13 titres produits par la référence Jim Diamond (The Fleshtones, White Stripes, The Sonics). C'est goûtu, c'est riche, chaque nouvelle bouchée laisse découvrir une nouvelle saveur. Dans la lignée de The Cramps ou de The Fleshtones, Whodunit maîtrise parfaitement le son garage et l'enjolive de moults fioritures croustillantes. A ne plus louper.

Whodunit / Chronique EP > Buried memories from plastic land

Buried memorie from plastic land On va tout de suite faire le tri : si vous êtes fan de néo métal, de son trop propre, de chansons parfaites pour les radios et les tubes au format classique, laissez tomber, n'allez pas plus loin, ça ne sert absolument à rien. Par contre, si vous vous sentez concerné quand j'évoque les notions de noise, de garage, de gun club et tutti quanti, Whodunit est pour vous. Pas véritablement fan du genre ni même spécialisé dans ce style, je ne cache pas mon intérêt pour ce groupe, qui respire à plein nez la fraicheur et le foutoir ! Cinq titres composent ce Buried Memories from plastic land, et franchement, l'espace de ce disque, on se retrouve dans la neuvième dimension. "...Buried Memories" ouvre le bal dans un boogie de plus de quatre minutes, avec petits solos constants de guitare, un chant à la limite de la folie, et ce son général crado à souhait. Efficace et terriblement repoussant !! "...I want you" joue dans un même registre même si au niveau général du titre, ça s'excite un peu plus, et on rentre un peu plus dans le format "chanson" plus traditionnel, avec refrain entraînant, break, ponts,...C'est à ce moment du disque qu'on s'attache à Whodunit et qu'on prend véritablement conscience de la nonchalance mélée au talent des parisiens. "...Stop lying" emboîte le pas avec toujours cette voix récurrente et ce groupe qui envoie le bois avec des soupçons de Sex Pistols mêlée à la pop et un hommage vraiment tendancieux aux White Stripes. Excellent, tout simplement. "...Virtuality in non man's land" et "...Plastic woman" (encore un boogie sulfureux avec les claviers de Monsieur Lucas Trouble) achèveront ce cinq titres de fort belle manière. Je me répète peut être, mais bien qu'ignorant musicalement dans ce style rock garage fan des sixties, Whodunit m'a enthousiasmé et m'a donné envie de combler mes lacunes !!!