White Wine - Killer Brilliance Il est toujours assez compliqué de vous sortir un avis figé et définitif lorsqu'on parle des projets de l'inénarrable et inarrêtable Joe Haege (31Knots, Tu Fawning, Menomena, The Dodos), le (très) bon se mêle parfois au mauvais selon les humeurs du moment, et son dernier méfait n'échappe pas à la règle. Un groupe nommé White Wine monté à Leipzig avec son acolyte Fritz Brückner, ingé-son de Tu Fawning, et un certain Christian Kurmes Kühr, qui vient d'accoucher d'un album répondant au doux nom de Killer brillance enregistré dans leur studio, le Haunted Haus. On n'en saura pas plus mais ça te plante déjà un peu le décor. Loin d'être repoussant, ce premier album est un bouillon d'idées sombres, d'expériences sonores presque insoupçonnées (comme ces cuivres curieux et souffreteux) jetées en pâture mais dotées d'idées aussi captivantes ("Hurny home", "Killer surbrillance", "Falling from the same place") que farfelues (les interludes qui accompagnent la densité de son propos ou des morceaux comme "7 letters" ou "Vignette katya"). Toujours bancal, entre des formats rock bariolés invoquant par moment la transe et des paysages sonores minimalistes introspectifs, ce Killer brillance ne manquera pas de vous titiller l'esprit. À la limite du quitte ou double.