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Biographie > de faibles enfants ?

L'entité Weakids existe depuis 1994 et a donné de nombreux concerts (surtout du côté de Nice, Toulon, Marseille) et sorti de nombreuses démos, la formation, stabilisée depuis 1999 autour de Julien, Sébastien et Boris en est au moins à son quatrième maxi CD (de 4 titres chacun dont le nom est toujours celui du premier morceau), ainsi on a pu entendre en mars 98 Superstars, en janvier 2000 Brand new day, enregistré au Marcussacstudio et en juillet 2000 Leaving the weak behind enregistré au studio Trachel de Nice et désormais La perte de temps. Et avant ces maxis, il y avait eu un EP (7 titres) du nom d'Experimental recordings sorti en février 97. Les plus fans du groupe pourront également partir à la recherche de leur toute première démo, une K7 5 titres qui date de juillet 96...
Tout ça pour dire que Weakids a de l'expérience, beaucoup même, et surtout du talent ! Ils l'ont prouvé avec ces maxis (notamment le dernier dont la production est parfaite) et les varrois risquent de charmer toute la France avec leur premier Long Play qui verra bientôt le jour.

Weakids / Chronique EP > La perte de temps

weakids la perte de temps Weakids se rappelle à nos bons souvenirs avec ce nouveau mini-maxi, mini car présenté au format miniCD, c'est mignon et ça change. Comme là, la musique est de grande qualité, ça marque bien entendu davantage. Alors qu'on attendait un LP, on a donc ce mini EP avec comme d'habitude 4 titres et le premier qui donne son nom au CD. "La perte de temps" ouvre donc les débats et comme son titre l'indique, il est en français, et c'est une agréable surprise de voir que le groupe est aussi à l'aise dans sa langue natale qu'en anglais, la langue maternelle de ce style de rock. Une rythmique tendue, des sons de guitares éclairés, quelques effets parlophone viennent supporter ces premières phrases dont le sens a une autre importance, "La perte de temps" est une brillante réussite. Avec "Fuktup R'n'R", le Weakids qu'on a découvert il y a quelques années refait surface, mélodies pluvieuses, chant désolé (it's fucked up rock and roll...), refrain bien amené, ils n'ont rien perdu de leur savoir faire et comme la qualité de production est toujours là (j'aurais aimé un son de basse un poil plus présent...), ceux qui connaissent déjà le groupe apprécieront particulièrement de les retrouver avec ce titre mais également avec les deux suivants : "Kelso" avec sa première partie très posée et sa guitare accrocheuse, "Syst M" beaucoup plus nerveux, aux relances très rock et à la charleston pimpante.
La perte de temps marque une énième étape dans la vie parsemée de formats courts de Weakids, mais cette étape est peut-être déterminante, la bonne tenue du chant en français ouvrira certainement de nouvelles portes...

Weakids / Chronique EP > Leaving the weak behind

weakids leaving the weak behind Leaving the weak behind commence donc par "Leaving the weak behind" et met tout de suite l'auditeur au parfum. Ce chaud parfum qui me rappelle ces dimanches matins où si dehors la pluie tapote sur les carreaux, à l'intérieur, le pain frais et le son des vinyls que passent mon père réchauffe l'atmosphère. Cette ambiance à la fois chaude et dépressive nous fait remonter le temps jusqu'à celui de la splendeur des Velvet Underground, néanmoins Lou Reed a une voix plus rocailleuse... Ici, la voix claire nous apaise, la guitare en son clair adoucit les esprits, ce n'est que la disto, crade à souhait qui embrume nos esprits. Les rythmes sont simples, les mélodies touchantes et entêtantes, dés les premières écoutes, on s'abandonne à la musique, totalement en confiance. Pas mal de songwriters américains auraient certainement écrire un "Still I know", titre sur lequel on retouve Johanna, une invitée qui chante avec le combo et donne un relief tout particulier au refrain. La fin du titre me remet en tête les magnifiques moments live dispensés par Jonah Matranga et Onelinedrawing, dans un style trés épuré et surtout authentique. Les choses s'emballent avec "Vibe O. D.", le chant passe au travers d'un filtre, tout le monde marque les pauses pour reprendre son souffle et repartir de plus belle... Jusqu'au magnifique "Twisted light", la tristesse qui se dégage de ce morceau est belle, tout simplement. Sans en faire des tonnes au chant, Weakids n'est pas un combo "émo", la musique inspire un état dépressif, maladif. Les guitares pleurent leurs notes distordues, les rythmes coulent d'eux-mêmes. C'est incroyable combien une musique aussi peu réjouissante peut nous transporter dans un tel état de bien être...