Watertank - Sleepwalker Watertank est un groupe nantais qui existe depuis 10 ans. 10 ans en dilettante, avec tout de même un précédent méfait en 2009, et voilà que débarque Sleepwalk, un album qui a déjà séduit le microcosme des musiques heavy (avec une participation à l'édition 2014 du Hellfest...) et devrait enchanter les lecteurs-amateurs de riffs ultra-catchy, de chant clair et de rythmiques lourdes. Séance de rattrapage pour un disque sorti en 2013. Promo en retard, promo quand même.

Et s'il est difficile de ne pas penser à Torche à l'écoute de Sleepwalk, Watertank cumule suffisamment d'atouts et le premier que l'on se prend dans les oreilles, c'est "Where it all begins" : riff lourd et pesant, chant inspiré et un morceau dont l'immédiateté permet à l'auditeur d'afficher de suite de bonnes prédispositions vis-à-vis de Sleepwalk. La deuxième piste, "Giant heads", poursuit le boulot de séduction : le titre reprend les mêmes arguments sur une dynamique up-tempo et là aussi ça fonctionne parfaitement. Et d'ailleurs, on n'aura pas grand chose à redire sur Sleepwalk, les titres se suivent, se ressemblent sans pour autant lasser... En 10 ans, les Watertank ont eu le temps (et le talent, parce que le temps tout seul...) de bosser les plans killer et les refrains encore plus killer : les 13 pistes sont maîtrisées et sentent la méticulosité à plein-nez. Pour Watertank, la décennie écoulée n'a, de toute évidence, pas seulement été constituée de séances de glandouilles avec un pack de 33 export dans le local de répét'.

Chez beaucoup de groupes, les derniers morceaux, c'est souvent l'occaz' de refiler un ou deux titres dont on est un moins fier. Sauf que Watertank livre "Six days", un morceau presque prog' et à la lente montée, probablement le titre qui s'écarte le plus du répertoire du groupe pour une belle prise de risque. Encore une sortie qui déboîte pour Solar Flare Records (Pigs, Sofy Major, American Heritage...).