rock Rock > The Washing Machine Cie

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L'histoire de The Washing Machine Cie est relativement récente. Créé en 2004, le groupe enregistre une maquette au studio Le Pavillon (Besançon) et écume les lieux de concert de Franche-Comté. Le groupe donne aussi plusieurs dates dans les régions voisines. Sur scène, The Washing Machine Cie croisera Les Yeux Noirs, Skarmaï, Les Frères Couennes ou encore Les Beautés Vulgaires. La formation participe aussi à plusieurs festivals comme le Rock n'Troll, le Barathon, Festival De La Paille ou le Festival DCA. A l'automne 2006, The WMCie sort son premier album Ladies and gentlemen qui est distribué nationalement. Le groupe est composé d'Amandine (chant), Anthoneunch (batterie), Miflox (harmonicas), MC Bolby (guitares) ainsi que Jérôme (basse, contre-bassine) et tous participent aux choeurs.
Courant 2007, Jérôme quittant le groupe pour les US, c'est Djo qui le remplace au pied levé et n'hésite pas à brûler les planches dans la foulée en compagnie du groupe. The Washing Machine Cie continue de monter sur scène avec l'idée de sortir un nouvel album... La formation franc-comtoise prend le relais derrière JMPZ dans le cadre du projet "Peace and Lobe" (sensibiliser les jeunes publics aux risques encourus par l'écoute de musique à trop fort volume) durant l'année 2008. En 2009, le quintet sort un maxi promotionnel, Round like a straight line, annonciateur du prochain deuxième album du combo....

Review Concert : The Washing Machine Cie, Nutty as a Washing party (mars 2010)

Review Concert : The Washing Machine Cie, The Washing Machine Cie Sirote (sept. 2009)

Review Concert : The Washing Machine Cie, The Washing Oppidum (oct. 2007)

The Washing Machine Cie / Chronique LP > Nutty as a fruitcake

The Washing Machine Cie - Nutty as a fruitcake Deux nouveaux clips, dont un tourné en pleine nature (si le lac de la Fauge évoque quelque-chose à un non-jurassien, qu'il lève le doigt, il aura droit à un bon point) en compagnie d'une chorale, un univers graphique revisité et même quelques prestations acoustiques, les "goodies" accompagnant la sortie du deuxième album de The Washing Machine Cie ne manquent pas. Mais ce serait oublier de préciser que la formation peut être fière de son nouveau bébé, sorti du four (le congélateur étant passé de mode) début octobre : Nutty as a fruitcake. Derrière l'étiquette "Blues-rock", ou "Rock-bluesy", qu'on lui adjoindrait bien assez aisément, les franc-comtois ont plus d'un pot de cancoillote dans leur sac et se permettent d'en livrer pour tous les goûts. Que le groupe s'amuse avec nos oreilles ("Daylight"), envoie du gros qui tache et qui tranche ("You know"), tisse lentement mais sûrement des ambiances raffinées ("Cotton is black"), fasse voler un air de far-west ("Fleeing from", "Johnny's walk") ou s'aventure sur un chemin plus sophistiqué ("Dark side" élaboré par l'ami Djo), il ne laisse rien au hasard pour le plus grand plaisir des petits et des grands... et s'assure à de nombreuses reprises de faire monter l'auditeur à bord de son blues savoureux. La seule ombre au tableau, ("Summertime") morceau un zeste trop pompeux, est jetée aux oubliettes par l'éblouissante décharge électrique lui emboîtant le pas : j'ai nommé le fantastique et irrésistible "Many countries" ! Et c'est en compagnie d'une cerise sur le gâteau, "Waderman", pépite extraite du bayou jurassien que se referme cet album. De blues chatoyant en rock nerveux, toujours saisi d'une superbe saveur vintage, The Washing Machine Cie détient tous les ingrédients pour t'inciter à goûter à Nutty as a fruit-cake aussi bien sur ta platine que sur scène (où quelques surprises t'attendront).

The Washing Machine Cie / Chronique EP > Round like a straight line

The Washing Machine Cie - Round like a straight line Collègues médias, amis labels, à tous les tourneurs, vous, organisateurs de festivals, et toi public, l'heure est grave. Voyez-vous, j'ai la lourde et délicate tache de vous inciter à vous pencher sur le cas d'un énième "petit groupe". Mais ma mission ne devrait pas être si lourde ni délicate que cela puisque outre le fait que le groupe fasse partie de mon "réseau" (inutile de se voiler la face), The Washing Machine Cie ne demande qu'à briller.
Avec à son actif un premier album méritoire et un passif de dates tout ce qu'il y a de plus sérieux, The Washing Machine Cie a envie de passer à la vitesse supérieure. Comprendre : arracher les charts, envahir les disquaires (bons ou mauvais), tourner en boucle sur ton radio-réveil, ton autoradio, ta chaîne hi-fi, te faire hurler sous la douche et attiser les foules. Car de tout cela, les Washing Machine, comme on les appelle communément, en sont bel et bien capable. Avec cet objet promotionnel, pré-annonciateur de leur deuxième album en cours d'élaboration, le groupe n'accumule que des preuves de leur étourdissant potentiel. C'est un "blues'n'roll" loin d'être désuet, alliant gimmicks vintages et modernité qui est au programme de Round like a straight line.
On pourra toujours chipoter devant un son un tantinet opaque ou le chant mis un poil trop en avant mais force est de constater que les franc-comtois exposent un talent fou : Antho et Djo, respectivement batteur et bassiste, conduisent leurs instruments en respectant les canons du genre, Miflox accompagne ses acolytes d'un singulier harmonica alors que Bolby use d'un guitar-héroïsme à tout craint et, élément marquant l'identité du groupe, la voix remarquable, chaleureuse et habitée d'Amandine vous fera tomber comme des mouches... Loin de se limiter à des compos fiévreuses ("Many countries") ou d'assurer gentiment le morceau ambiant de service ("In a jail"), The WMCie est garant d'une diversité d'écriture en avançant magnifiquement à travers un nébuleux bayou ("Back to my farm").
Car il est possible de s'embringuer sur une voie "blues'n'roll" sans que ça jure, parce que jouer la carte du revival n'est pas l'apanage des formations anglo-saxonnes, The Washing Machine Cie est prêt à relever le défi et n'attends plus que toi pour devenir encore plus blues, plus rock, plus fort.

The Washing Machine Cie / Chronique LP > Ladies and gentlemen

The Washing Machine Cie : Ladies and gentlemen A l'heure de l'électro-bidule et de la recrudescence de post-trucs, il en aura fallu du courage à ces 5-là de se lancer dans une quête moderne du blues ! Avec Ladies and gentlemen, le quintet exprime le culot qu'il a d'évoluer sur des terres rarement défrichées par de jeunes formations et ce, sans se ridiculiser. Comme quoi on peut être de jeunes adeptes de John Mayall ou Muddy Waters et se frotter à eux, même plusieurs décennies après leurs agissements, tout en les saluant.
Et dire que la recette fonctionne est un euphémisme ! The Washing Machine Cie met tout en oeuvre pour servir son "blues'n'roll". Que ce soit grâce au chant d'Amandine, particulièrement bien adaptée à la situation, à la classe de Miflox et Anthoneunch, la diversité du jeu de MC Bolby ou au jovial flegmatisme de Jérôme, la machine à laver les oreilles enchaîne des titres chaloupés et chaleureux avec élégance (l'élaboré "Body on the floor", l'épatant "From the night"). Aussi bons que ceux cités ci-dessus, des morceaux plus "pèpères" s'invitent : "Hard blues", "Smoke" ou "P'tit blues like a butterfly" qui n'est petit que de nom puisque The Washing Machine Cie fait durer le plaisir 6 belles minutes. A noter "Johnny rentre chez lui", une vaillante mise en musique de la "Tristesse" d'Alfred De Musset ponctuée par un final de guitare hallucinée.
En phase finale d'écoute, trois titres sont proposés en versions "radio edit" et une piste cachée à la fin de "Tatoufui", histoire d'avoir un disque bien rempli. Paradoxalement, c'est d'ailleurs la (légère) faiblesse du disque. De par sa durée, on met du temps à l'apprivoiser mais une fois fait, c'est pas mal de bonheur qui vous attendra !