Pour cette occasion, les organisateurs (Autowass et Troll's Prod) ont mis les petits plats dans les grands : avant de passer aux choses sérieuses, comprendre les prestations des vedettes de la soirée ainsi que de leur première partie Mountain Men, un apéritif est offert à la hype Washing-ienne, dont, force est de constater, je fais partie. L'occasion de déguster quelques spécialités viticoles et fromagères comtoises en très bonne compagnie. Mais ce n'est pas tout ! The Washing Machine Cie ayant tourné cet été un clip en pleine nature ("Waderman"), c'est l'opportunité de le présenter aux invités, essentiellement constitué de membres de la chorale (du Haut-Doubs) venus prêter main-forte lors de l'enregistrement. Rires et tapes dans le dos lorsque les protagonistes se découvrent sur grand écran, surtout lorsque la vidéo du "making-off" laisse apparaître des plans inatendus. Et pour être exhaustif, la projection de "Many countries" a complété la séance cinématographique de bien belle manière.
The Washing Machine Cie @ Brainans The Washing Machine Cie @ Brainans Membres du public (parfois ici-même) depuis belle lurette puis officiant souvent en première partie d'un autre groupe, The WMCie a le privilège cette fois d'être en haut de l'affiche... et d'avoir une formation pour lui ouvrir la voie. C'est donc vers Mountain Men que nos esgourdes sont attirées
peu de temps après l'ouverture des portes, alors que l'affluence semble être plus que correcte. Comme son nom l'indique, le groupe est composé d'hommes (deux, pour être précis) et vient de la montagne (d'Isère, pour être une nouvelle fois précis) non pas sur un chariot de paille mais plutôt à dos de cheval. La formule de ces troubadours du blues (un guitariste et un harmoniciste se partageant le chant) reste simple mais pour le moins efficace en distribuant un p'tit blues mâtiné de folk, assez alléchant. Si on ajoute un esprit taquin avec le public (l'un d'eux cherchera le maire de Brainans pendant tout le concert, ...) et une distribution de CD's, Mountain Men empoche une partie du public qui n'en attendait pas autant. Dommage seulement que la fin de set ait été si "mélo", en comparaison d'une entame pleine de mordant.
L'heure tourne et les dernières vérifications effectuées, les stars peuvent monter sur scène... Et il ne faut pas longtemps pour comprendre que The WMCie a grandement gagné en maturité, les deux semaines passées en résidence dans les lieux n'y étant sûrement pas étrangères. Musiciens dans la pénombre, l'éclairage bicolore rouge et blanc met en valeur durant plusieurs titres Lady Amandine (et son nouveau costume) avant de se diversifier par la suite. A l'aide d'un répertoire augmenté grâce à Nutty as a fruitcake (qui sera largement présenté, release-party oblige), The Washing Machine Cie décline avec talent toutes les facettes de son blues-rock si particulier, de la succulente balade voilée d'une teinte western ("Fleeing from") à l'incandescent "Many countries", brûlot imparable. Bolby (guitare), Myflox (harmonica/guitare), Djo (basse), Anto (batterie) et Ben (fraichement recruté au clavier) étant de plus en plus à l'aise sur les planches, les musiciens (s')offrent de petites fantaisies (l'inattendu passage à tendance dub, Myflox prend la place d'Anto, un solo de batterie ...) et aggrémentent ainsi une prestation tout ce qu'il y a de plus carrée. Pour que la fête soit complète, la troupe a fait appel à des invités dont une boule à facette (!), et plus sérieusement, au guitariste Jean-Paul Avellaneda (leader de Mercy) et à un trio de cuivres issu de Groovy Baby Funky Boost et Prowpuskovic et se permet d'entrecouper le set électrique par des titres chaleureusement donnés en acoustique, comme au coin du feu de bois.
Une chanteuse sur laquelle planne l'ombre de Janis Joplin (oui, oui, carrément...), des musiciens en pleine forme au service d'un spectacle abouti, le tout assuré devant une salle très largement remplie, The Washing Machine Cie avaient de sérieux atouts en main pour s'assurer d'un franc succès. Et ils l'ont fait !