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Biographie > Vs Angels

VS voit le jour en 2003 sous l'impulsion de 3 étudiants, Cédric, Svein et Guillaume qui se penchent sur l'idée de faire de la musique ensemble. Idée qu'ils concrétisent en 2004 par l'écriture et l'enregistrement de trois premiers morceaux avant d'intégrer un peu plus tard deux nouveaux membres, complétant ainsi le line-up du groupe. S'ensuivent plusieurs sorties, dont un LP éponyme (2007-2008), que les VS offrent en téléchargement libre afin de diffuser leur musique auprès du plus grand nombre. En 2009, le quintet sort l'EP Just sigh, sous titré Part I.

VS / Chronique LP > CiTies R real

VS - Cities R Real
Très jolie pochette, titre intriguant (CiTies R real alors que celle en artwork semble sortie d'un poème ou d'un rêve), les VS continuent de nous embarquer loin d'ici avec cette nouvelle production. Les plus terre à terre pourraient se poser des questions (pourquoi ces deux versions assez proches de "Missing children" ?) et savoir où l'on va, les autres se déconnecteront de leur environnement et s'installeront en classe capitonnée car peu importe la destination, l'important, c'est de se laisser transporter... En suivant la direction de là-haut, quelque part, on passe dans de belles étendues (post)-pop où le chant est doux et mélodieux ("IDentity", "Welcome"), on traverse des régions où les instruments sont seuls aux commandes ("Above the unlimited skies", "Clockwork"), on peut être secoué en approchant de zones de turbulences ("One") ou même écouter le silence s'éloigner ("Inner circle"). VS effleure délicatement divers univers et s'y trouve assez bien quasiment tout le temps, personnellement, je me fais moins à celui de "Our way" (cette voix et les effets à la Jean-Fétro Bellamy m'insupporte)...

VS / Chronique EP > Just a sigh

VS - Just a sigh Atmosphérique et envoûtante, la musique de VS s'immisce en nous sans effort, nous berçant de ses mélodies veloutées pour lentement et délicatement nous plonger dans un univers musical personnel, onirique et cotonneux. Que n'a-t-on pas lu au sujet du groupe comme comparaison absurdes et/ou stupides (voir les deux) ? Evoquer Radiohead, Overhead, pourquoi pas, mais Muse... là, il y a quand même un défaut dans l'énoncé. Plus sérieusement, les amateurs d'étiquettes musicales seront ravis d'apprendre que le groupe est du genre multi-facettes, évoluant à vue dans des eaux post-trip-rock électroniques avec quelques vaguelettes shoegaze, ce qui ne veut précisément pas dire grand chose si ce n'est qu'il est (comme souvent) préférable d'écouter le groupe par soi-même afin de se faire une idée des contours musicaux qu'épousent les cinq membres de VS. En l'état, les quatre morceaux composant ce Just a sigh, judicieusement sous-titrées Part I, se drapent d'arrangements feutrées, d'instrumentations ouatées et envoûtantes, flirtant entre songe éveillé et neurasthénie lancinante. La sensibilité y est à fleur de peau et l'écriture éminemment cinégénique. Des effets certes mais pas trop, une musique sophistiquée mais qui garde l'équilibre entre le travail de production et l'inspiration du songwriting pour ne pas se métamorphoser en une oeuvre vide de sens, VS, cisèle ses compositions ("E-magine", "Just a sigh"), leur donne du souffle et fait en sorte que lorsqu'elles parviennent à leur terme, elles restent encore quelques instants dans notre esprit. Malgré sa brieveté (4 morceaux pour un peu moins de vingt minutes de musique), l'EP parvient à installer un décorum dans lequel l'auditeur peut venir s'évader, contemplant des panoramas musicaux, irréels et par instants presque fantasmés. En guise de conclusion, VS, nous offre un quatrième et dernier titre intitulé "Buy me", comme un petit twist ironique de la part d'un groupe qui a depuis toujours laissé libre la diffusion de sa musique... et qui ne manque décidément ni d'idée, ni de talent.