Versari - Sous la peau À en croire sa biographie, que j'ai pu déniché sur les réseaux sociaux, Versari est un trio venu d'Angers, de Rennes et de Paris. Sous la peau, si j'ai bien compté, est le troisième album du groupe comptant dans ses rang d'anciens membres des Hurleurs ou de Sloy, et le moins que l'on puisse dire, c'est que la première écoute de ce disque s'est révélée une sacrée aventure sonore. Croisement d'un Miossec sous acide et d'un Bashung inspiré, Versari exécute sans contrainte et comme si sa vie en dépendait un mélange de post punk brut, mélancolique, débridé et de pop très personnelle. Trente minutes d'expériences sensitives, aux antipodes d'un rock ancré dans son moule ou de chansons lueurs d'espoir. À déconseiller comme musique de fond d'un apéro entre potes ou comme bande-son d'une journée sans. La deuxième écoute de Sous la peau, plus attentive (et notamment au niveau des paroles chantées en français), avait ce goût enivrant et paradoxal de dureté des textes et de sons atmosphériques, couplés à une guitare sans retenue, un basse batterie décomplexé et parfois même des cuivres hypnotiques. "Venin" donne envie de percer la carapace de ce trio à la musique froide et parfois synthétique. Ce genre musical restera un mystère pour moi, mais je ne suis pas insensible aux sonorités noise rappelant les belles heures de Sloy (tiens tiens), de Virago et de Dickybird pour ne citer qu'eux. Âmes sensibles s'abstenir.