Vegg - Triste taille On trouve des traces de Vegg dans certains endroits de la capitale qui remontent à 2006, ce quatuor se fait pourtant discret puisqu'on vient de recevoir ce qui est sa troisième production. Avec des influences assumées comme Shellac, Sonic Youth ou Pavement, tu comprends que les gaillards trouvent leur bonheur dans les mélodies écorchées et le rock indépendant qui connut ses grandes heures dans les années 90. S'ils se font rare dans les bacs, c'est qu'ils doivent passer du temps à affiner leurs distorsions, doser rage et harmonie, soigner les rythmes ("A chainsaw : Vinnie" ne s'écrit pas en 5 minutes) et réécouter les Portobello Bones, Condense ou Drive Blind. La noise s'adapte à toutes les époques et même s'il est un peu plus propre aujourd'hui, elle n'en reste pas moins accrocheuse. Reste à connaître l'origine du titre de la rondelle : Triste taille... Serait-ce l'expression d'un complexe ? Peut-être, surtout si les mecs ont grandi en comparant leurs envies à celles d'un monument de la culture américaine à savoir Traci (mise à l'honneur dans leur titre et dans un clip), attention, il s'agit bien de Traci Lords et non de Dick Tracy.