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Biographie > Un weekend chez les vampires ?

Vampire Weekend est le résultat de la rencontre de quatre jeunes étudiants de l'université de Columbia à New-York. En 2002, alors qu'il est en musicologie, Ezra Koenig (chant) est membre d'un projet rap appelé L'Homme-Run. Puis, il propose de monter un groupe à Christopher Tomson (guitare), Chris Baio (batteur) et Rostam Batmanglij (clavier). Après d'intenses répétitions à Brooklyn, la bande prend le nom d'un projet de film amateur où Ezra Koenig interprète un personnage en chemin vers Cape Cod et chargé d'avertir le maire de l'arrivée imminente des vampires : Vampire Weekend. Leur spécialité ? Mélanger la pop à la de musique africaine. Et ca marche ! Le premier album éponyme sort en janvier 2008 et est un véritable succès déclenchant la ferveur des médias dont le magazine Rolling Stone. Qualifiant leur musique de "Upper West Side Soweto" (combinaison du nom du district de leur université et le nom d'un quartier de Johannesburg), les américains ont participé également à un tribute à Radiohead (OKX : A Tribute to OK Computer) en reprenant "Exit Music (For A Film)". 2010 annonce le retour de Vampire Weekend avec Contra, album signé chez XL Recordings.

Vampire Weekend / Chronique LP > Contra

Vampire Weekend - Contra Il y a 2 raisons pour lesquelles je sors de mon silence. La première pour faire taire les railleries de mes petites camarades sur mon incroyable non-participation à notre bonne grosse base de données musicale. La seconde pour vous parler du deuxième album des jeunes Vampire Weekend tout bonnement "bandantissime". Vous ne me connaissez pas c'est normal, je n'existe pas. Cet album lui par contre il est bien réel il vient de sortir et c'est déjà dommage qu'il ne soit pas chez vous. Je vais donc profiter d'un alignement de lune favorable pour décortiquer ce nouvel opus et faire taire les moqueries qui m'accablent pour quelques temps.

Vampire Weekend, vampire weekend... Si la première chose qui vous vient à l'esprit est " Twilight, teen-goth, les vampires c'est mon délire" vous pouvez stopper la lecture de cette chronique dès maintenant. C'est un établissement sérieux ici. Si par contre ce sont les envolées pop-world du premier album éponyme qui vous trottent encore dans la tête, alors là vous avez sonné à la bonne porte. Premier album qui d'ailleurs n'est pas chroniqué ici... un vrai scandale.
Pour faire simple et résumé vite fait Vampire Weekend ce sont 4 New-Yorkais (oui encore des New-Yorkais...) ils débarquent en 2008 avec un premier album tout simplement explosif, du bon cassage de code, des influences riches et multiples ca fait un carton presque partout... même à Vesoul, c'est dire. Ce nouvel album Contra, toujours chez XL Recordings, c'est pareil mais en mieux. Et on peut dire qu'on l'attendait de pied ferme, bah oui quand un jeune groupe sort un premier disque qui cartonne on attend forcément de voir ce que va donner la suite, soit il se plante on se dit "merde" ou le classique mais pas moins efficace rah j'en étais sur... ou alors on lache simplement un ah oué sont forts les cons. C'est donc bien évidemment encore une fois un carton, les félicitations du jury, la bonne tape dans le dos. Oui le contrat est parfaitement réussi (là c'est le passage de la mauvaise blague), c'est riche, c'est varié, coloré, c'est frais, c'est osé, ça fait du bien par où ca passe. On sent nettement qu'ils ont encore mieux digérées leurs influences Mexico-world-ethno-africo-coconuts (techniquement c'est pas très intelligible mais ça fait le boulot je trouve). Pour ambiancer un peu mieux tout ça, il me semble qu'ils sont partis enregistrer à la frontière mexicaine avec un producteur dont j'ai oublié le nom mais qui est sans doute très doué pour faire sortir le meilleur du groupe, j'ai pas le dossier de presse sous les yeux mais vu la qualité de l'album il l'est (très bon, pas mexicain...). Avec tout ceci on ajoute une petite touche électro parfaitement dosé ici et là "Horchata" / "Diplomat's son" sans trop non plus sombrer dans cette vague électro-pop-rock, bah oui ce serait naze de venir de NY et de faire la même chose que les copains. On sort des tubes et des mélodies qui collent bien à la tête "Cousins" / "Giving up the gun", juste après on change radicalement avec des passages reggae qui sentent la weed ("Diplomat's son") ou alors des ballades guillerettes qui montent dans les tours "White Sky", j'en passe et des meilleures. Voila je pense avoir été assez clair, on tient là du lourd. Un album riche, loin d'être surfait, c'est sincère ça pourrait presque plaire à votre mère. En plus j'aime bien la pochette...