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The United Sons Of Toil sont originaires de Madison dans le Wisconsin (USA). Le groupe est né en 2005 et publie depuis des albums de manières régulières (Hope ins not a strategy en 2007, Until lions have their historians, tales of the hunt shall always glorify the hunter en 2008, When the revolution comes, everything will be beautiful en 2009), par le biais de l'excellent label Phratry Records (Ampline, Disguised as Birds, Knife the Symphony...).

The United Sons Of Toil / Chronique LP > When the revolution comes, everything will be beautiful

The United Sons Of Toil - When the revolution comes L'écurie Phratry Records m'a fait pas mal bander les oreilles ces derniers mois et ce disque de The United Sons Of Toil y a beaucoup contribué, avec quelques d'autres également (Disguised as Birds, Swear Jar, chronique à suivre...). Les mecs sont restés bloqués sur les labels Amphetamine Reptile (Chokebore, Today Is The Day, Guzzard...) et Touch & go (The Jesus Lizard, Uzeda...), soit les deux meilleurs labels du monde, pour accoucher d'une musique qui blaire évidemment les années 90.
Dès le premier titre, The United Sons Of Toil affiche ses intentions : c'est gras, agressif, le propos est rêche as fuck le chanteur a un petit minou dans la gorge, les riffs sont implacables et le songwriting semble être assez prometteur pour une première salve. Niveau influences, The United Sons Of Toil semble "sludgisé" la formule d'Unsane, on peut également penser à une déviance plus compact d'Akimbo, mais on verra par la suite que c'est un peu plus compliqué que ça. Avec le second titre, le ton change sensiblement avec un intermède qui préfigure d'un morceau plus calme et porté sur les ambiances. Et en effet, le groupe met un peu d'Isis dans les riffs et dans l'envergure des décibels pour accoucher d'un beau titre tout en délectation mid-tempo. La suite ? Un mélange de finesse et de conviction dans la sauvagerie : la progression de "The concept of the urban guerilla", la ligne de basse lizardienne de "The Shining Path", la primalité de "The contradiction of the addict"... Tout est excellent... Bon, l'album n'est pas un sans faute non plus, le micro-blame ira à un "Sword of damocles" aux tonalités un peu agaçantes et à une dynamique un peu plus poussive qu'a l'accoutumée. En dépit de cela, ce When the revolution comes, everything will be beautiful est une excellente découverte. Très bien. Vraiment très bien.