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Dave McClean, Chris Gordon (Deckard, Baby Chaos, producteur d'Uneven) et Craig Grant montent Union of Knives en 2004 du côté de leur Ecosse natale. Leur objectif ? Conjuguer la puissance et l'efficacité du rock alternatif anglo-saxon aux beats électrisant d'un synthe-pop lascive et sensuelle. Le trio sort ses premiers singles et EP's 7'' dès 2005 (Union of Knives, I decline) avant de mettre au monde son premier album long-format en 2006 : Violence & birdsong, suivi quelques mois plus tard d'un nouveau maxi Operated on.

Union of Knives / Chronique LP > Violence & birdsong

Union of Knives - Violence & Birdsong Cocktail musical aussi électrique que doucereux, mélange de synthé-pop calibrée pour faire remuer les dance-floors et de rock sauvagement addictif, le premier album du trio Union of Knives relève le défi d'un concept pourtant périlleux. Le risque de produire un premier essai à la puissance tubesque radiophonique putassière était l'écueil principal à éviter, mais Violence & birdsong parvient à faire évoluer sa musique suffisamment intelligemment pour éviter de venir s'enferrer dans des chemins de traverse un peu trop tortueux pour un album de cette trempe. Car dès "Opposite direction", Union of Knives, pose les jalons d'une musique hybride, portée par des arrangements soignés et des mélodies aussi suaves que ténébreuses. Au rayon influences, on pense à pas mal de groupes, mais les écossais ne nous laisse pas le temps de nous attarder sur ces vagues considérations et alignent les tubes avec une froide efficacité qui contraste radicalement avec la chaleur des ambiances qu'il développe.
"Operated on", "Evil has never", deux hits absolus, les écossais distillent avec aisance un puissant agrégat électro-rock presque animal qu'ils diluent intelligemment dans des atmosphères vaporeuses et des résurgences indie-pop aux délicates textures synthétiques. Beats lourds et entêtants qui viennent se visser dans notre cortex cérébral, effluves digitales qui s'écoulent le long de notre épiderme, Union of Knives détourne le concept de l'album type ou deux/trois singles viennent doper une petite dizaine de compos de qualité variable pour servir sur un plateau, une collection de singles ("I decline", "Go back to school") au sein de laquelle on retrouve éventuellement deux ou trois morceaux un peu plus insipides (le trop mièvre "Taste for harmony", un "Lick black gold" symphonique mais quelque peu bancal). Groove jazzy sensuel, explosions électroniques ("We can't go wrong"), guitares acérées, claviers enjôleurs ("Law is against my heart"), le trio écossais livre un album où la sensibilité des mélodies vient se fondre naturellement dans un ensemble électrique et new-wave parfaitement équilibré (un "You better keep me" magistral). Quelque part entre Kasabian et Radiohead, histoire de garder un spectre musical, assez large, Union of Knives n'a besoin que d'un seul album long-format pour imprimer durablement sa marque.