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Biographie > Uneven

Uneven possède un nom reflètant assez bien sa condition et sa musique, se définissant comme groupe de rock alternatif à la croisée de Thursday, Placebo, Foo Fighters et Helmet. Uneven a notamment fait des concerts avec Dolly, Silmarils, Dionysos, Sleeppers ou Spor (et oui, tout ce beau monde). Entre alternative rock, et punk-pop acidulé, le mix de Uneven surfe sur les courants et les mélodies. Ils entrent en studio fin 99 et enregistrent le CD 5 titres Fly so high qui devient la première sortie officielle du label du groupe, Sushi Prod. Le groupe apparaît également sur les compils Emo Glam Connection et Nu Dawn.

Sushi Prod: le label Sushi (18 hits)External ]

Interview : Uneven, U*nterview (juin 2005)

Uneven / Chronique LP > On fire

uneven_on_fire.jpg On prévient par avance, ces mecs sont dangereux : 4 années se sont écoulées depuis l'excellent U* et Uneven revient botter le cul de la scène rock hexagonale avec un nouvel album sobrement intitulé On fire. Avec un titre pareil au moins, pas besoin de cogiter cent sept ans pour savoir à quoi on va avoir droit... Forcément à du gros son enflammé frangin, à du power-rock qui marche avec les mains sur des braises ardentes pour te mettre une bonne marave rock'n rollesque. Du genre que tu vas te mettre une grosse mine dessus et que tu vas te dire que quand même, c'est dommage que tu ne te sois pas arrivé quatre plus tôt pour découvrir U*. Alors tu te rattrapes avec cet On fire qui déballe le matos avec un "Addicted" qui porte évidemment très bien son nom. Grosses guitares acérées comme des lames de rasoir, mélodies émo-rock/power-pop ravageuses qui s'entrechoquent, section rythmique solidement burnée, un petit feeling post-punk sur les rebords et Uneven envoie du bois, électrifie le tout avec un groove... addictif et l'énergie de jeunes premiers qui ont envie d'en découdre. C'est efficace, net et sans bavure... Un chant assez haut perché mais qui passe partout, des riffs par pack de douze, quelques fulgurances plus rageuses, Uneven joue dans la catégorie "rock puissant et mélodique" comme beaucoup mais le fait assurément mieux que la plupart ("Stay", "Slowly").
Sûr de son fait et terriblement efficace, le groupe montre les crocs et livre le phénoménal "Better of me". La machine à produire du riff qui dépouille tourne à plein régime, la prod est impeccable (merci à l'ex-Baby Chaos/Deckard Chris Gordon), les guitares claquent dans les tuyaux, les conduits auditifs s'embrasent sous les coups de boutoir d'un groupe qui tourne à plein régime ("Cafe Grappa", "Planet"). Qu'on se le dise, Uneven fait simple, brut et bien troussé, ne s'embarrasse pas de circonvolutions inutiles pour aller direct à l'essentiel, balancer du décibels et faire vibrer les tympans. Quelques hurlements rageurs pour donner plus de poids à l'ensemble, le groupe fait des étincelles et parler la poudre à coup de "The day we meet" ou "B station" branchées sur courant alternatifs et dopés par des lignes mélodiques inspirées, avant de se lâcher le temps d'une fulgurante et sauvage reprise de "Get up stand up". Des compos immédiates, un riffing urgent et sulfurique, des rythmiques implacables, les zikos nous servent une volée de tubes à la My Vitriol ou Thursday tous plus soignés les uns que les autres, parmi lesquels "Candy's skin" ou "Sold out", chargés de conclure les débats en confirmant sans l'ombre d'un doute que le feu sacré du rock brûlait toujours en eux. Uneven a mis quatre pour enfanter de cette bombe électrique, espérons qu'ils mettront moins de temps pour nous sortir sa petite soeur.

Uneven / Chronique EP > U*

Uneven : U U*, drôle de titre pour un album de rock, enfin ça à le mérite d'être court et de ne pas favoriser les fautes d'orthographes ! 11 titres mixés par Antoine Gaillet (Pleymo, Blankass ou les Wampas), qui montent lentement dans l'air comme l'odeur de la pelouse au printemps (les adeptes des cours en extérieur devraient saisir). 11 titres frais et printaniers qu'il fait bon d'entendre, et surtout de réentendre, mélodies faciles, lignes de basses solides, un chant fragile, Uneven fait de ses riffs une anti-thèse du hardcore.
"Pam pam cowboy" devrait figurer sur la bande originale d'un jeu sur PS2, et ouvre cette album avec candeur; syncopes apostoliques, palm-muting divin, le "Dear Jesus" de Jesse James est piqué à vif, la couronne d'épines continuant avec perversion sur un refrain chantant, bousculé par un pont suintant. Rythmique musclée, basse cataclysmique, le chant est un peu moyen et parfois poussé, mais l'ensemble garde une certaine tenue sur le refrain de "Care" qui explose en apothéose. Les quelques impressions données par "Pam pam cowboy" ou "Fly so high" se confirment (tout est relatif, bien sur) sur "So far", il y a bien un arrière-goût de Beach Boys derrière tout ça, mis à mal par une basse efficace comme il se doit, un gros son, des notes rondes qui claquent contre les frettes, il faut croire que les cordes neuves ça à du bon, -Can you drive me so far-.
"Dislocation" fait figure de morceau de choix sur U*, une ligne de basse en intro, fluide et tempérée, des guitares mirifiques qui étincellent au cours de l'eau, et surtout des mouvements qui prennent le temps de s'annoncer, de se développer, naître et mourir, une lente progression, assez rare en rock ("Regis" par Dolly, ou Tool), qui évolue en onde lente et sensuelle, prenant fin calmement.
L'album termine avec les titres "The firm", "Pieces of myself" situés dans la continuité du style de Uneven, un chant clair et un peu fragile, une basse stable et solide, des guitares tantôt énervées, tantôt aggrémentant l'atmosphère de leur gimmicks martiens, "Wanna be with you" possèdant un grain de folie absolument adorable, un groove imparable et une guitare qui sort ses griffes et ses colliers à clous, in a word : fabulous.