umfm : noise pollution Après un premier maxi alléchant, un album convaincant et un deuxième maxi surprenant, voici le nouvel album des UMFM, un disque... puissant. Ce deuxieme effort longue durée restera incontestablement une des meilleures productions de l'année 2004. J'ai tendance à le dire souvent, ça, mais là, c'est flagrant, les Unco n'ont pas fait dans la demi mesure avec Noise pollution. Ce disque a de nouveau été enregistré aux Etats Unis chez Ryan Greene à San Francisco, mais ça, vous le savez déjà si vous avez lu la review de Trint, gratteux du groupe. Gros son en perspective... Ce qui a changé, par contre, par rapport à Vote for me, c'est qu'Uncommonmenfrommars a composé des tubes interplanétaires ! Quinze titres, quinze bombes, que du bon... Le son est prodigieux, pourtant, comme pour faire un pied de nez, les Unco mettent inévitablement les voix en avant, et le mélange est super classe. En même temps, c'est un des rares groupes de l'hexagone à pouvoir se le permettre. En stud' comme dans ce disque ou en concert, la rigueur et la précisions des chants est tout bonnement impressionante (le final de "I hate my job" vous donnera à coup sur des frissons). Derrière, ça bastonne toujours autant avec des guitares tranchantes, une basse ronflante et une batterie toujours aussi accrocheuse. Mais alors, à part ça, qu'est ce qui va vous donner l'envie de vous procurer ce disque et, comme moi, de vous l'enfiler en boucle quatre fois par jour pendant un mois ? Les compos. Ces putains de compos. Je me risque à dire que Uncommonmenfrommars n'est plus le vulgaire groupe de punk à roulette tendant vers le coté fun californien comme on aurait pu l'entendre de la part des jaloux. Nan, maintenant, Uncommonmenfrommars, c'est un groupe de rock 'n' roll pur et dur ! Ils n'hésitent plus à revendiquer leur amour pour la musique crasseuse d'ACDC ("You lie") et même ce coté mélodique à la française institué par les Burning Heads ("Money and success", "System's afer you" et le destructeur "Noise pollution") voir même avec des penchants emo que n'aurait pas renier ces fumiers de Second Rate ("You cant be evil"). On ne sait pas vraiment si les UMFM ont juste voulu ne pas faire un Vote for me bis ou bien profiter de cet enregistrement pour s'amuser un bon coup (reflexion faite, surement les deux), mais en tout état de cause, c'est réussi. Dans l'ensemble, Noise pollution est plus épuré que le précédent LP, et du coup, l'efficacité gagne de plus en plus de terrain. Même s'ils ne sont pas tombé dans le rock mid tempo, les Uncommonmenfrommars ralentissent le rythme par rapport au premier disque, et tout en faisant offrande à l'auditeur de jolies mélodies bien émo ( ça veut rien dire ça !!!), les Unco écrivent une nouvelle page du rock 'n' roll made in France. C'est tellement imparable qu'on se surprend à se jetter sur le livret tout vert (comme par hasard !) pour chopper les lyrics et accompagner Ed aux voices. Et une fois qu'on a appris les paroles par coeur, on fait chauffer le Marshall et on chope le premier médiator venu pour martyriser sa Gibson. En bref, vous l'aurez compris, ce disque est plus qu'excitant, il va réconcilier les premiers fans des Uncommonmenfrommars et ceux qui doutaient de ce groupe, qui passait à leurs yeux pour de joyeux crétins s'excitant et plagiant NOFX ou Offspring. En tout cas, respect à Jim Spencer Blues Explosion, Daff Lepard, Lemon Ed et Trint Eastwood.
PS : on m'informe de source sûre qu'Uncommonmenfrommars sur scène, c'est toujours une machine de guerre. A bon entendeur, salut !!!