Unco en tournée 2012 La tournée des Unco servant de « release party », un exemplaire du dernier album est offert pour l'achat d'une place. Brillante idée pour propager le bon son ! UMFM réalise cette tournée avec les Américains de The Shell Corporation et s'autorise un arrêt dans le 88 avant quelques dates en Allemagne.

Alors que The Shell Corporation s'apprête à fouler le carrelage du Rivo, la sono fait des siennes et du coup, il faudra attendre une bonne heure et un nouveau système son pour que le quatuor américain délivre à un public « relativement » nombreux (pour un mardi soir à Epinal, ça reste tout à fait correct) son punk rock mélo mêlant rapidité d'exécution, refrains accrocheurs et rythmes reggae sur certains titres. Les morceaux sont courts, énergiques, allant à l'essentiel. Sympa. Rien de transcendant mais sympa.

Evidemment, le gros morceau de la soirée, c'est le retour des Uncommonmenfrommars à Epinal. Je me trompe peut-être, mais il me semble que c'est en 2003 que le quatuor a posé pour la dernière fois ses amplis dans la capitale vosgienne. Je n'ai jamais vu le groupe en configuration « bar », et je suis impatient de voir ce que ça va donner. Le set commence avec « Sk8boarding hurts more when you're over 30 », morceau ouvrant également le nouvel album. L'ambiance monte au fur et à mesure de la chanson jusqu'à l'explosion tant attendue. C'est parti pour environ une heure de show mené tambour battant. J'ai vu ce groupe un bon paquet de fois, et j'ai toujours été frappé par son côté « fun » et « pro ». Fun car toujours souriant et communicatif, et pro dans la façon de dérouler le show : les morceaux sont en place, les voix sont quasi parfaites et le jeu de scène ne relève pas du hasard. Alors, évidemment, ça fait mouche à tous les coups. Tournée promo oblige, c'est évidemment Easy cure qui est à l'honneur ce soir, même si les Unco parsèment le set d'extraits de Noise pollution (incontestablement mon préféré), Longer than an EP, shorter than an album ou I hate my band. Le mélange est homogène, le public réagit positivement aux nouveaux brûlots des Unco et le groupe le lui rend bien ! Il prend manifestement plaisir à envoyer le bois quelque soit les conditions, les gars ne tiennent plus en place et l'énergie débordante du groupe est communicative.
Il est minuit passé quand les Unco délivrent au milieu du public « My white russian », dernière cartouche de la soirée. Trint, déchainé, balance ses derniers riffs sur le zinc tandis que les spectateurs enthousiastes encerclent Ed et Jim. Joli final !!! Le temps passe trop vite, et ce concert m'a une nouvelle fois conforté dans l'idée que les Uncommommenfrommars savent tenir une putain de scène. Chapeau bas messieurs et à la revoilure !