Uncommonmefrommars : Longer than an EP, shorter than an album J'ai toujours considéré Uncommonmenfrommars comme une machine de guerre. Depuis que je les ai découverts sur disque avec Welcome to... au début des années 2000, et surtout lors des nombreux concerts auxquels j'ai pu assister, jamais au grand jamais je n'ai été déçu par une de leur prestation ou un de leur disque (sans toutefois avoir été pleinement convaincu par Kill the fuse, disque quelque peu à part dans la discographie du quatuor). Et je profite de cette chronique pour fêter un bon anniversaire aux Unco qui fêtent leurs dix ans, et les remercier pour tout ce qu'ils ont pu apporter au rock en France. Généreux, souriants, à l'écoute de chaque fan, déconneurs, accessibles, ces gens là méritent le respect, musicalement et humainement parlant. Petite aparté, revenons à nos moutons. Longer than an EP, shorter than an album est un disque spécial à plusieurs titres. Tout d'abord, le format : comme son titre l'indique, ce disque est plus long qu'un EP mais plus court qu'un album. Au total, ce sont huit titres qui sont proposés par les quatre martiens. Deuxième particularité et non des moindres : bien que flanqué d'un label (At(h)ome pour ne pas le citer), les Unco ont distribué leur nouvel effort par l'intermédiaire de l'excellent magazine "Punk Rawk" (bien plus honorable dans sa ligne éditoriale que le Rock Sound avec des groupes prépubères en couv', mes salutations distinguées Olive !) . Le coût du mag' n'était pas augmenté, le skeud des UMFM était donc dispo gratuitement. La version digipack agrémentée de jolies photos ainsi que le vinyle sont également dispo moyennant quelques euros chez Mr Cu! de Kicking Records. Mais alors ce disque, Monsieur de Champi, il est il bien ou bien bien ? Bah je serais tenté de vous répondre : très très bien même. Uncommonmenfrommars n'a rien perdu de sa superbe quand il s'agit d'aligner des mélodie vocales à en rester bouche-bée (l'excellent "Deadly Prank", "Lifetime Bus Stop",...), et ses compositions lorgnent toujours du coté punk mélo qui a fait sa renommée ("Ninja Peeble") tout en durcissant le son à la manière d'un Burning Heads ("The Boy Who Had No Name", "Dictionary Man"). Pour le reste, encore et toujours la même recette gagnante : efficacité, rapidité, "tubité". "Tubité" n'existe pas, mais je voulais préciser que les Unco avaient une nouvelle fois composé des brouettes de tubes et comme il me fallait une rime en "ité", ceci explique celà. En dix ans, Uncommonmenfrommars a su se développer et grandir tout en accumulant de l'expérience scénique et discographique. Les quatre gaziers auraient pu rester dans un punk mélo à roulettes qui joue à deux mille à l'heure. Que nenni, les Unco ont eu l'intelligence d'évoluer en emmagasinant pas mal d'influences au fil des ans, d'épurer le style et de ralentir le rythme quand cela s'imposait, faisant ressortir plus efficacement les mélodies et les arrangements tout en nuance et puissance. Dix ans plus tard, et après quelques efforts discographiques, UMFM impose toujours le respect dans un style moins à la mode qu'il y a quelques années. A dans dix ans les gars...