Trompe Le Monde : American way of lie We want to Trompe Le Monde, it's our temptation. Le message est clair dès le premier morceau (et sera repris dans le dernier), Trompe Le Monde n'usurpe pas son identité (encore que...) et déboule avec son électro-clash-rock pour nous mettre le doute... S'ils piochent leur nom chez les Pixies (qu'ils aiment et ça s'entend souvent, notamment ce son de gratte, leurs tendances à jouer avec les gimmicks, cette montée crescendo sur le couplet de "Make it real (as Quentin)"...), c'est aussi outre-Atlantique que le trio trouve son inspiration "idéologique" ou tout au moins "conceptuel", l'oncle Sam, la CIA, la manipulation médiatique, dans un pays où plus ça sonne faux mieux ça fonctionne (Herbert George Wells est Anglais mais c'est aux USA que sa Guerre des mondes a fait le plus de "dégâts"). Clash des idées : entre pertinence et méfiance/défiance à la française et grosses supercheries et propagande ricaine, mais aussi clash des sonorités entre un rock indé ricain tout en puissance et une électro teintée de frenchie délicatesse, de new wave anglaise (Depeche Mode) et de vrombrissements plus teutons (Kraftwerk), le résultat est surprenant, entre chaleur des voix et des guitares et froideur des boucles et d'une batterie binaire ("American way of lie", "Never believe her"...). Les quelques adorateurs de Paraffine (dont je fais partie) ne doivent pas s'attendre à une quelconque similitude avec ce désormais fantôme, Trompe Le Monde a certes toujours le goût des mélodies ("Words I hate", "Super me"...), des machines ("Understand me"), des samples ("An escape") et des guitares ("Game over", "Always the same"...) mais nous propose une autre recette, tout aussi goûtue et enivrante...
En bonus sur ce CD "promo", j'ai trouvé la bio, des images haute définition et le clip de "Super me", les angles de caméra sont multipliés, le trio joue devant un mur d'images mixant la bannière étoilée à quelques messages pas si subliminaux...
Remplie de dérision et de réflexion, American way of lie, le mode de vie des Américains devient mensonge, sous des corps et une apparence aseptisée se cache toute la finesse de Trompe Le Monde, être aussi bon sur une durée aussi longue, ça ne trompe pas, ce groupe a un putain de talent !