Tracy Gang Pussy - Number4 Un logo ensanglanté comme pochette, pourquoi pas, Tracy Gang Pussy s'est en effet battu pour continuer sa route et n'était pas au bout de ses peines au moment d'enregistrer, leur chanteur ayant mis les voiles entre le studio et la sortie du disque... Mais les soucis, le gang semble les oublier et les effacer aussi rapidement qu'ils envoient leurs riffs punkys, se prendre la tête avec un label ou la promo, bien peu pour eux, tant que les kids peuvent trouver la galette et aller transpirer avec eux sur scène, ils feront avec. Sur le skeud, pas de maquillage, pas de fringues cools, rien qui attire l'oeil mais pas mal de trucs qui font plaisir aux oreilles comme des mélodies ultra accrocheuses qui tirent vers le pop-punk ("Dreaming", "Wide open to the world", ...) et des rythmes (avec ou sans breaks) qui envoient la sauce ("I have a wish", "Let's burn this city down in flames", "Remain"...). Pour agrémenter ces deux solides bases, on trouve des petits solos qui passent plutôt bien, et quelques choeurs avec lesquels, -comme d'habitude-, j'ai plutôt du mal... On pouvait aussi reprocher à Regan (désormais remplacé par Lucky) d'avoir un chant un peu monotone et des lignes directrices redondantes mais étant donné que le groupe cherche plus à dynamiter l'auditeur qu'à le charmer, une grande variété n'est pas forcément importante. Non, ce qui l'est, c'est la capacité à écrire du tube et nous faire bouger dés les premières secondes, à ce sujet, placer "I got to move on to be free" en début de galette est une excellente idée, c'est un des meilleurs titres, il a tout pour devenir un bon hit et mettre le feu sur les planches.
Même si ce n'est pas l'album de l'année, Number4 ravira les fans du combo qui ont du mal à attendre entre deux concerts, il est bien ficelé, assez efficace et "sonne". Sur un plan plus "historique", on sait désormais que c'est la fin de l'histoire de Tracy Gang Pussy avec Regan et donc la fin d'un cycle...