toxic kiss : small town faces Toujours aussi décalé, Toxic Kiss refait surface en mettant en avant de nouveaux visages, ceux d'une petite ville (la leur certainement) où garage rime avec maquillage.
Les Alsaciens n'hésitent pas à mélanger différentes influences venues du passé pour créer leur truc d'aujourd'hui. Une musique sans âge où les voix se mêlent. Manquant de culture pour comparer celle de Lily à une artiste rock survoltée, je n'ai pas peur de balancer deux gros noms (pas si) masculins (que ça) pour te donner une idée : imagine un titre où chanteraient à la fois les Beach Boys et David Bowie, c'est spécial et décapant et ça pourrait être "Street games" ! Ceci dit, Toxic Kiss est bien davantage surf rock (même "God surfs on your rock") que glam. Le rythme ne laisse pas de temps pour les pauses, la basse et la batterie favorisent les déhanchements et les hochements de tête, et des plages de Californie à la brume du Swinging London, il n'y a qu'un pas franchi avec "Model girls", en clair : Small-town faces est rock'n'roll avant tout.
Et si les influences sont nombreuses, l'amalgame donne un résultat assez homogène d'où je ressors quand même quelques titres comme "Bubble gum", "Small-town faces", "Shadows behind my back" ou "Johnny Yuppy is kooky", sont-ils les moins extravagants ? Les plus accessibles ? En tout cas, ce sont ceux qui me parlent le plus et allument le sourire sur mon visage.