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Tournelune naît en 2000, aucune tendance millénaristes pour Morgan, Antoine, Alex et Nico, mais une folle envie de faire de la musique. Depuis, le groupe écume bars et festivals, notamment Les Eurockéennes de Belfort en 2002, Le Chien à Plumes, Douzy rock festival, Tinta'mars... Le groupe assure également des premières parties comme celles de Tryo, Java, Jamait, Jean Corti, Bénabar ou encore Charlélie Couture. Son premier album Le tournedisque enregistré au studio de Faverolles et co-produit par Andy Rathgeb sort en 2003.
Fabien rejoint alors la formation et imposera progressivement une approche énergique et profondément rock. Le groupe semble prendre un nouvel envol en franchissant une nouvelle étape artistique. Au menu, plus de rock, plus d'instruments et peut-être aussi plus d'horizons. Un nouveau album sort à l'automne 2007 avec le résultat de ces introspections : SuperJésus.

Tournelune / Chronique LP > SuperJésus

Tournelune : SuperJésus Tournelune s'est emparé de l'univers sonore avec motivation et originalité, entre chanson française et rock virulent, le combo délivre des chansons qui ne tournent pas toujours très rond, on y est même incité à manifester contre la pluie. Guitare qui louche du côté de Brassens, mais une basse plus rock, "Les mots" de Tournelune sont volatiles, éphémères, plutôt lascifs, à contre-courant d'un "Pile-poil" très énergique, Tournelune ça tourne, où la mélodie tourne en boucle sur un flow à la limite du hip-hop, un chant qui s'énerve aidé d'une guitare.
Tournelune se prend au jeu et ne se prend surtout pas au sérieux, "Les créatures du marais" en est la parfaite illustration, titre potache, orgue Hammond, basse assez bluesy, -ils sont visqueux, ils sont gluants, ils ont de la morve en guise de dents-, intro en anglais digne de Jacques Delors, petite guitare funky, les quatres saisons des monstres gluants sont un régal sonore.
Titre éponyme, "Super©Jésus", démarre sur une mélodie down-tempo, paroles croustillantes comme à leur habitude, un titre mi-figue mi-raisin, pas le plus énergique de l'album. Rythme entraînant, "La tangente" se fait plus dansant, avec un refrain festif excellent, propulsé par une basse sautillante et une batterie qui chatouille ardamment son charley.
Tournelune continue son assortiment sonore, son assemblage instrumental, du très année Trente "Tue ma folle" qui fait honneur aux petit culs, au très moderne et incongru "Tartine", le groupe virevolte, oscille entre deux extrêmes, faire un titre rock à propos d'un match de foot, ça mérite plusieurs cartons, surtout celui de l'originalité. Et au final l'idée passe plutôt bien, bref celà résume bien la capacité de Tournelune à composer des chansons qui se trouvent là où on ne les attend pas.