Tons - Filthy flowers of doom Formé en 2009 à Turin, TONS nous livre ici son deuxième album après Musinée doom session, volume 1 sorti en 2012, une galette qui jouit d'une prod' loin d'être dégueulasse comme peut en témoigner le très bon mastering de Brad Boatright (Pelican, Sunn O))), Corrosion Of Conformity...). Il en va de même pour l'artwork d'inspiration "mystico-UFOlogique", que l'on aime ou pas c'est plutôt chiadé. Les Piémontais ont de la suite dans les idées puisque chaque titre du disque fait référence à autre titre de groupe plus ou moins prestigieux (Pink Floyd, Primus, Nena, Marduk et Sarabeth), des idées les Turinois n'en manquent pas non plus musicalement, puisqu'ils n'hésitent pas à mâtiner leur sludge de post-hardore actuel et de stoner.

D'emblée "Abbath's psychedelic breakfast" casse la baraque et impose immédiatement le respect, le titre est lourd, puissant, le propos sombre et épique, ici les voix sont utilisées comme instrument et servent de texture à l'ensemble et les 8 minutes passent comme une lettre à la poste, si les Italiens nous servent quatre autres missives comme celle-ci on risque bel et bien de finir sur le cul! Malheureusement on redescendra d'un ton voire deux avec "99 weed balloons" qui, malgré une basse abyssale du plus bel effet en intro, ne décollera pas et sera même plombé par la voix de truie qu'on égorge assez rapidement insupportable ! La déception pointe alors le bout de son blaire et l'on en vient à se demander si l'on écoute bien le même groupe jusqu'à ce que "Those of the unlighter" remette les pendules à l'heure avec sa rythmique pachydermique. "Girl scout cookie monster" et son stoner/sludge plutôt bien foutu prouve que ces derniers, en plus d'en avoir sous le pied ne sont pas manchots, c'est certainement le titre le plus intéressant du disque à défaut d'être le meilleur, faut dire qu'il n'est pas aidé par le solo final un peu too much à mon goût... "Sailin' the seas of buddha cheese" clôturera cette séance de nettoyage des conduits auditifs avec la piste la plus speed (enfin la moins lente...), un bon coup de rouleau compresseur qui viendra achever un travail plus qu' honorable de la part des romains, vraiment pas mal !