titd_axis_of_eden.jpg Attention les mirettes, sortez les bouchons, calez vous bien dans votre fauteuil, seize ans après ses débuts, Today is the Day revient plus en forme que jamais, avec sous le bras un huitième album au titre choc : Axis of Eden. En référence à la célèbre "bush-erie" de l'Axe du Mal ("Axis of Evil" dans la bouche des culs terreux de l'Arkansas), ce nouvel opus suinte la haine contre le gouvernement en place et ne rate pas ici une seule occasion de lâcher un petit brûlot à l'attention des locataires du Congrès et de la Maison Blanche. De la part d'un groupe dont les membres sont des sociétaires de la NRA ne manquant pas une occasion de s'afficher avec des armes à feu sur leur MySpace, cela peut paraître curieux voire incongru mais en même temps, il est de notoriété publique que Steve Austin (frontman de TITD) est une vraie teigne en toutes circonstance. Et les teignes dans son genre, ça ose tout, c'est même à sa qu'on les reconnaît (sic).
Et quand Today is the Day a la rage au corps, il le prouve. Notamment sur "I.E.D" et sa batterie sur-mixée qui ratisse tout sur son passage : une minute dix sept secondes de matraquage auditif. Le trio a sorti la sulfateuse et nettoie brutalement les tympans, pire que le kärcher du petit Nicolas S., le groupe se lance dans une séance d'équarissage métallique au chant fulgurant et aux riffs telluriques. Une petite respiration, le temps d'un "Free at last" plus apaisé mais malsain à souhait, histoire de digérer la mise en orbite d'Axis of Eden, et le groupe repart de plus belle avec l'étouffant "Broken promises and dead dreams". Double pédale appuyée, hurlements rageurs, plans death/doom, noise ultra-saturé, ça gueule, ça blaste et surtout ça met tout le monde d'accord, TITD est plus en forme que jamais et peut enterrer bon nombre de petits jeunes venus jouer sur ses plates-bandes musicales. Steve Austin et ses hommes ont pris à peu près tous les sous-genre du rock et du metal qui leur tombaient sous la main et les ont plongé dans l'acide sulfurique. Le résultat est sauvage, burné, terriblement addictif. Une décharge de violence brute à l'état pure, avec des morceaux aux titres évocateurs ("If you want peace, prepare for war", "Total resistance" ou "Desolation". Si vis pacem para bellum semble dire Today is the Day qui enfonce le clou à coup de rafale de M16. "Circus maximus", "No lung baby", les titres s'enchaînent, les riffs restent, entassés au beau milieu de mélodies déviantes aussi toxiques que foudroyantes. "The worst that ever happened to me", tout est là ou presque, le groupe balance sa rage "hargne-core" et signe un véritable manifeste métallique qui tire d'abord et pose les questions après. Veni vidi et sans contestation possible vici...