On a découvert un Tigerleech en mode "stoner punchy" en 2019, le revoilà en 2025 en mode "stoner metal" sacrément vénèr ! On a raté un épisode (Melancholy bridge paru en 2021), mais le changement entre ces deux orientations vient certainement des modifications du line-up en 2022-2023 (Hanz à la basse, Adrien à la batterie puis Yvan en renfort à la guitare). Une fois passé le choc, j'avoue m'être laissé prendre au jeu et avoir rapidement fait le deuil des ambiances désertiques pour savourer les grands coups sur les fûts, les passage limite hardcore, les clins d'œil au power (hop, une petite harmonique sur un tempo plus mesuré), la puissance du son (signé Andrew Guillotin - Stömb, Monolithe, Clegane... - du Hybreed Studios - à ne pas confondre avec le Hybrid Studios, n'est-ce pas...), les attaques vocales, les solos qui s'envolent ou le riffing acéré. Il y a bien quelques réminiscences sudistes quand la vitesse diminue, mais ça ne dure jamais très longtemps, les Parisiens étant quasi toujours à l'attaque. Et ce n'est pas leur invité (Josh des anarcho-punks de Louis Lingg and the Bombs) qui va calmer leurs hardeurs, au contraire, on remet des sous dans la machine pour tout cramer, et ne garder que le crane de la bête qu'on peut poser comme un trophée sur une pierre.
Publié dans le Mag #67



