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Thrice - perdu dans le désert Exercice périlleux parmi tant d'autres, votre serviteur est chargé de faire une bio pour un groupe dont il suffit de taper le nom dans Google (copyright) ou Wikipedia (copyright bis) pour obtenir toutes les infos qu'on veut. On pourrait se positionner en sortant une anecdote croustillante genre le chanteur a tiré la queue d'un chien à l'école primaire mais vu le nom de ce site, le respect des animaux semble être primordial. Évitons. Surtout pour une première fois. On va donc faire synthétique, il y a deux Thrice : celui formé en 97 par 4 californiens copains de lycée qui font du punk hardcore, prémices du mouvement hair-core. Déjà à l'époque avec un poil de recul, on peut sentir un grand talent d'arrangement et une finesse de composition, mais avouons le franchement puisque dès fois il faut savoir trancher : déjà entendu mille fois. Puis vient l'autre Thrice, celui de 2005, avec l'album pivot Vheissu. Simplement quand 4 musiciens décident de se poser autour de ce qu'ils savent faire et décident d'aller de l'avant, de se remettre en question et de faire un album plus rock. Le son est métal, les mélodies sont classes, les arrangements fins. On tient là une première pépite. S'enchaine ensuite, en 2007, Alchemy Index Vol 1&2 : Fire and Water, double album ambitieux, très rock voire métal pour la partie Fire et très electro pour la partie Water. Un ovni dans une discographie, confirmé en 2008 par Alchemy Index Vol3&4 : Air and Earth, aux racines pop et bluesy. En 2009, l'album Beggars sort, intimiste à souhait, rappelant à notre bon souvenir où Radiohead aurait pu peut être nous amener. Entre temps était sorti le magistral DVD Live at The House Of Blues, témoignage bluffant de la discographie du groupe mélant les premiers morceaux et les actuels sans sourciller avec au final une impression de cohérence et de sincérité réelle. Major/Minor sort dans les jours à venir, malheureusement peu ou mal distribué en France, Thrice n'étant pas venu depuis 2003 sur nos terres et c'est bien dommage.
Pour conclure par une phrase d'accroche, qui normalement devrait initier ce papier mais que voulez-vous il faut bien que je me fasse remarquer, je dirais que Thrice est probablement le groupe le plus ambitieux, le plus riche et le plus en proie à la remise en question depuis les Smashing Pumpkins. Projets fous (un quadruple album !), albums intimistes, parfois très Rock. Un groupe à découvrir absolument.

Thrice / Chronique LP > Major/Minor

Thrice - Major/minor Et si un bon groupe se résumait tout simplement par sa constance à se renouveler ? Après avoir enregistré Beggars, intimiste à souhait, après un ambitieux Alchemy index en quatre parties toutes aussi diverses en terme de style que de variété, le nouvel album de Thrice est - enfin - disponible. Décrit et assumé comme un album grunge par ses membres, qui ne sont jamais avare pour défendre leur démarche et leur façon de travailler, cet album surprendra à plus d'un titre.
A la première écoute, on se dit qu'on est bien loin des premiers albums punk-post-hardcore avec la mèche de rigueur (à droite ou à gauche la mèche, on s'en fiche l'idée c'est de geindre en l'ayant sinon c'est pas drôle) et qu'on est face à un groupe qui confirme une maturité évidente et de vrais compositeurs... On ouvre avec un "Yellow Belly" couillu à souhait, déjà entendu puisque circulant sur le net depuis quelques temps car mis en ligne par les membres eux-mêmes. On poursuit avec un surprenant "Promises", mélodique avec toujours ce coté Thrice mais différent. "Blinded", 3e morceau de l'opus nous emmène encore plus loin. De plus en plus mélodique, pop. Une superbe montée, on va de surprise en surprise. Et on pourrait continuer comme ça pour chaque titre, on ne s'ennuie jamais, tout s'enchaîne sereinement et quand arrive la fin de l'album on se surprend à avoir envie de le remettre sur la première piste. Mention spéciale au morceau "Blur" et au bien nommé "Anthology". Et si un bon groupe se résumait tout simplement par sa constance à se renouveler ? Surement oui, mais aussi par sa constance à rester soi-même également. Merci aux Thrice de nous l'avoir rappelé.