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Automne 2009, Austin Newcomers annonce mettre un terme à ses activités. Aussitôt, Jan, Ilia, Victor (également dans Slide On Venus) et Gui lancent un nouveau projet sur les cendres du groupe qui avait sorti le très remarqué Grand opening deux ans plus tôt. Ce sera : This Year's Girl, ou TYG pour les intimes. Un groupe tout neuf qui livre un premier album aux premières lueurs de l'été 2011, son titre : Personal ghosts.

This Year's Girl / Chronique LP > Personal ghosts

This Year's Girl - Personal ghosts Il ne faut que quelques instants aux ex-Austin Newcomers que sont les This Year's Girl pour illuminer les enceintes. Quelques lignes de guitares qui parcourent l'échine, une rythmique fuselée, un chant haut-perché qui vient effleurer l'épiderme, rien de plus, rien de moins mais déjà, l'inaugural "The half floor" insuffle l'envie de se laisser emporter par un groupe qui maîtrise comme personne les codes d'une power-pop dandy et scintillante à souhait. L'enchaînement avec "Love & rocket" coule de source et le quartet met ce qu'il faut d'électricité pour rendre l'ensemble irrémédiablement accrocheur. Classe.
Une pop délicatement survoltée, ultra-mélodique et doucement synthétique mai qui s'évite l'écueil du "brit-pop like" outrancier, TYG slalome entre les clichés et se sort haut la main de cette première épreuve qui consiste à passer derrière quantité de formations similaires tout en affirmant sa griffe personnelle. Certes, le sentier musical est hyper balisé, mais "Candy store" est de ces petites pépites power-pop qui passe en heavy rotation dans l'iPod jusqu'à ce que la batterie de celui-ci s'épuise d'elle-même. "An hunger strike" a tout de la petite bombe que le public reprendra en choeur devant la scène et après quatre petits titres, Personal ghosts laisse entendre que ces This Year's Girl-là font largement honneur à la foisonnante scène indépendante franc-comtoise.
Le bondissant "Geometrical figures" dompte la critique sans ciller, l'éponyme "Personal ghosts" ballade son spleen 90's le long de quelques cinq minutes et vingt et une secondes d'une ode à la mélancolie pop qui ne se laisse pas pour autant aller à l'égocentrisme forcené, et "In the wind" joue la carte d'une pop noisy bien catchy et supersonique qui s'accroche aux membranes auditives sans jamais les lâcher. Quant au final, "Mr I don't know", il est peut-être le meilleur morceau de l'album : à la fois enivrant et exalté. On l'a compris, comme déjà à de nombreuses reprises dans des styles musicaux différents, il faudra décidément aller chercher les nouvelles étoiles de la pop hexagonale du côté de Besançon et de ses alentours... oui, encore.