Therapy? - Suicide pact - You first Pour le numéro spécial, on ferait pas l'intégrale de la discographie de Therapy? ? Euh... Ca va être du boulot tout ça... Ouais mais on aura quelques belles plumes en renfort, ça peut le faire. Gui de Champi n'a pas eu de mal à me convaincre de participer à cette aventure et me replonger dans les albums de Therapy? mais très honnêtement, c'est avec un peu d'appréhension que je réécoute Suicide pact - You first pour cet article. L'âge d'or du groupe et sa Sainte Trinité (Nurse, Troublegum et Infernal love) correspond peu ou prou à ma période de teenager (de 15 à 18 ans, cet âge où tu dessines le logo du groupe un peu partout, il est encore sur ma trousse). Passé cette époque, un temps chargé de bons souvenirs comme ce temps passé chez les disquaires de Canterbury (comme Third eye) à fouiner pour trouver une rareté, un bootleg ou un TShirt introuvable en France, j'ai un peu décroché et si j'ai continué à écouter leurs albums, ils ne m'ont pas toujours emballé, notamment celui-ci.

Une fois n'est pas coutume, ils ont placé le meilleur titre en premier, "He's not that kind of girl" lance donc l'album sur un bon rythme, le son est "propre", le chant varie les tonalités mais dès "Wall of mouths", on perd en énergie, c'est avec celle du désespoir qu'Andy envoie ses lignes et ses riffs, on le sent moins concerné, cherchant derrière quel masque se dissimuler, il multiplie les aspects de sa voix comme les distorsions de guitare ("Jam jar jail") mais cet ensemble assez rock ne prend pas, "Hate kill destroy" sonne même comme si le morceau n'était pas achevé. Le groupe aurait-il improvisé en studio (le caché "Whilst I pursue my way unharmed" le laisse penser) ou a tenté des choses qu'il n'a pas réussi ? Ce qui reste, encore aujourd'hui, c'est que Therapy? ne semble pas savoir où aller, leur talent pour mélanger les ambiances est bien peu visible, que ce soit sur un titre ("Big cave in") ou sur plusieurs (la belle balade "Six mile water" vs la bravade punk "Other people's misery"), on se perd à essayer de les suivre et de comprendre où ils veulent en venir. Le label Ark 21 ne sort qu'un "single" (en tirage ultra limité pour l'Allemagne) pour "Hate kill destroy" (avec "Sister" et "Six mile water" en live) et le groupe ne tourne qu'un clip, c'est pour "Little tongues first", titre qui reste moins dans les mémoires que "He's not that kind of girl". Allez, je vais ranger l'album et le laisser dormir sur mes étagères, c'était certainement la dernière fois que je l'écoutais.