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Biographie > Ascent towards post-rock peaks

Formé en 2005 dans les environs de Nashville, The Ascent of Everest est un sextet pratiquant un post-orchestral à ranger entre Sigur Ros et At Silver Mt Zion. Après quelques concerts, le groupe s'enferme en studio et met en boîte un premier album, intitulé How lonely sits the city, et qui voit le jour en 2006. Une sortie un peu confidentielle qui n'empêche pas pour autant le groupe d'être repéré par les gens du label Shels Music (Black Sheep Wall, Latitudes, *Shels...) qui vont alors réédité l'album le 30 juin 2008. Au même moment, The Ascent of Everest est invité à jouer sur le End of the Road Festival aux côtés de Red Sparowes notamment.

The Ascent of Everest / Chronique LP > How lonely sits the city

The Ascent of Everest - How lonely sits the city Celui-là c'est un petit bijou, rien de plus, rien de moins... Orchestrations post-classiques, des éléments harmoniques qui se mettent doucement en place, The Ascent of Everest est de ces groupes qui prennent leur temps pour créer des ambiances intimistes, des atmosphères propices à l'évasion sensorielle, l'apaisement de l'âme. Coutumier des titres à rallonge (à tous points de vues), le sextet américain développe sur le morceau d'ouverture de How lonely sits the city, un post-rock céleste chanté qui n'est pas sans évoquer le brio des islandais de Sigur Ros. Mêmes progressions mélodiques, même intensité émotionnelle et un chant très haut perché, tellement qu'il semble tutoyer les cieux. Arrangements à cordes, mélopées stratosphériques et rêveries oniriques opiacées, The Ascent of Everest, nous emmène très haut, découvrir notre son Eden musical, porté par un premier titre qui renvoie régulièrement aux émotions que peut procurer la musique de Ryuichi Sakamoto (compositeurs des bande-originales de Little Buddha, Les Hauts de Hurlevent, Le Dernier Empereur).
Après un premier morceau en forme de petit miracle sonique, on se demande ce que peut encore nous réserver TAoE... La réponse ne tarde pas et le groupe démontre avec la suite de l'album qu'il n'est pas à l'abri de reproduire ce petit instant de magie du premier titre. Un piano menant les danse, des violons et violoncelles qui voltigent autours faisant progressivement grimper le plaisir auditif jusqu'à l'orgasme, une intensité rarement égalée (sinon chez Yndi Halda) qui fait de "Molotov", un titre passionnel où les émotions fusionnent jusqu'au point de non-retour. Intense et cathartique. The Ascent of Everest se révèle comme un grand groupe de post-rock en à peine trois morceaux... du coup, il est d'autant plus curieux et décevant de devoir subir "A threnody (for the victims of november second)". Interminable nappe bruitiste aux dissonances oppressantes et samples vocaux agaçants, on se demande ce qu'il a bien pu arriver au groupe pour s'enfermer dans un titre aussi pénible. Sans doute un délire expérimental dont on espère qu'il ne se reproduira pas de sitôt. Heureusement, comme pour se faire pardonner de cette incartade, les natifs de Nashville se rattrape avec "If I could move mountains", morceau-fleuve dépassant le quart d'heure et découpé en 3 mouvements. Sonate post-rock moderne aux choeurs enchanteurs et à l'euphonie musicale précieuse, cet ultime morceau prolonge encore quelques instants le plaisir avant de mettre un terme à l'aventure de cet How lonely sits the city de haute volée...