Sydney Sprague - Maybe I will see you at the end of the world Sans la signature Rude Records, peut-être qu'on serait trop rapidement passé sur le cas de Sydney Sprague, mais que fait une folk-rockeuse à la belle voix au milieu de combos (The Mighty Mighty Bosstones, Zebrahead, Saves The Day, Less Than Jake, Guttermouth...) quasi exclusivement masculins et plutôt musicalement testostéronés ? Elle vient partager ses déceptions (amoureuses) et noyer ses chagrins avec une guitare tantôt acoustique tantôt électrique, le tout additionné de quelques habillages chaleureux qui permettent d'éviter la case lo-fi et donnent un côté "grand public" à ces bluettes. Quand on gratte un peu ce vernis polissé, on reste donc avec des accords lentement déposés, un timbre touchant ainsi qu'une âme indie-rock qui se laisse parfois aller à des penchants plus graves et nerveux ("I refuse to die", "Object permanence", "Steve", "Time is gone") sans non plus jamais devenir punk ou ska et ainsi convenir aux fans les plus ardents du label. Dans le ciel étoilé qu'est le monde de la musique, Sydney Sprague n'est peut-être qu'un météoroïde qui ne fait que pénétrer dans notre espace proche et disparaîtra le temps de faire un vœu mais aussi fugace est-il, le temps passé en sa compagnie fut agréable.