The Sword - Used future Dans les trois dernières années, The Sword s'est offert une reconnaissance internationale grâce à une dizaine de morceaux enregistrés sous tous les angles. D'abord par le fameux album studio High country (2015) et son miroir acoustique bien inspiré Low country (2016). Pour finir, la formation américaine a voulu compléter son mouvement par un live Greetings from...(2017). La sauce est un peu retombée. The Sword se grouille de battre le fer pendant qu'il est chaud et sort cette année un nouvel album studio : Used future.

Après un prélude aussi tranquille que court, The Sword commence les hostilités sur "Deadly nightshade". Le stoner efficace et sans bavure digne de High country. L'album s'emballe encore un peu plus avec l'arrivée de "Twilight sunrise". Un début rassurant fidèle à ce que l'on connait de la formation depuis quelques temps. "The wild sky" conserve le style dans un mode instrumental où les prestations batterie/guitare ne passent pas inaperçues. "Intermezzo" fait la transition sans que John D. Cronise revienne derrière le micro. La pression redescend un peu. "Sea of green" fait le retour du chanteur sur un titre rock qui tourne un bon moment comme une boucle. À sa moitié, démarrage en trombe direction les vents chauds du désert. On sort les gros riffs, la batterie qui cogne fort et tout l'attirail. "Nocturne" se pointe et casse un peu l'ambiance des durs à cuire. Cette piste instrumentale est assez déconcertante pour ne pas dire autre chose. Retour en zone de confort avec "Don't get to comfortable". "Used future" puise ses origines dans le rock sudiste et possède un bon groove. La touche seventies disséminée au fil de l'album sur des petites séquences se confirme avec "Come and come". Pour suivre, "Brown mountain" propose une nouvelle piqûre instrumentale. En écho au "Prélude", "Reprise" clôt l'album. The Sword réalise avec Use future une création bien sentie. La page du heavy semble définitivement tournée. Les Texans montrent qu'ils sont ouverts à de nouvelles aventures musicales. Ici, le stoner prend quelques couleurs psychédéliques.