Il est tellement rare de tomber aux détours d'un bac à disques sur un groupe qui sortent des normes et ne se complaisent pas à suivre une scène établie et déjà mourrante. Les Svinkels ont unis leurs forces en 1997 autour de leurs influences hip hop communes (en vrac le Wu Tang, Public Ennemy, Run DMC), leur amour du groove (Pastorius, James Brown, Coltrane), leur passion pour un certain esprit punk décallé, leur goût du texte bien tourné et d'un humour à base de fantaisies sémantiques toutes en finesse. Quelques temps plus tard, les Beastie Boys français (aka G. Baste, Mr. Xavier et le toaster/DJ Nico Pokus) sortent de l'ombre avec Tapis Rouge, renversent de la bière sur le tapis de Wizman, vomissent à la radio et pétent quelques amplis sur les scènes de France. Le mythe Svinkels est né, la fusion a pris forme, rassemble rockers et rappers autours du même objecif, l'arrivée d'un nouveau bébé : les parents sont heureux de vous annoncer la naissance de Bons pour l'asile, 2003, l'année du Svink.
Quelques rumeurs, incertitudes, jeux vidéos et yourtes plus tard, en juin 2008 les Svinkels sont de retour au pays, celui du Dirty centre...