The Sunwashed Avenues EP Contrairement à la pochette qui plait instantanément (elle me fait penser à la pochette du dernier Warehouse avec le type à terre sur un fond bleu), cet EP de The Sunwashed Avenues est une bombe à retardement qui se révèle au fur-et-à mesure des écoutes : on y découvre progressivement les mécanismes, les composants, les fils qui les lient entre eux et puis... BOOM ! L'auditeur se retrouve la tête noircie par l'explosion d'une sacré galette, surpris par le minuteur qui est arrivé à son terme...
Le premier titre "Get up & let die" est déjà annonciateur de quelque chose d'énormissime : ça sonne comme du Fugazi qui aurait jammé avec les The Jesus Lizard et le postulat hautement improbable que Mike Patton aurait ressenti le besoin de passer dans le studio en posant des vocaux complètement damnés (ça chuchote, ça gueule, c'est surjouissif à suivre/vivre) un peu à l'image de ce qu'il peut faire dans le late-Faith No More et Tomahawk. Le morceau est explosif en diable, sent littéralement la poudre tandis que "Satan on silverplate" évoque plutôt le souffre de l'enfer avec toujours ce trio d'influences qui surnagent et le sentiment d'avoir affaire à du très gros dossier totalement excellentissime. La plage est plus longue, le groupe en profite pour diversifier les ambiances et malmener encore un peu plus nos oreilles avec ces vocalises merveilleusement schizophrènes. Après un "Goodbye forever" outrageusement réussi, sur "Real stoner", on voit apparaître de nouvelles ramifications avec ce riff et cette basse qui t'emportent vers les cieux d"Unida tandis qu'"Afterburner" bénéficie d'une sacré progression : une sorte de longue accalmie vicieuse qui va se muer en quelque chose qui contient de l'agressivité vénéneuse à profusion. Ultime étape de The Sunwashed Avenues, "Maelström of delay" n'a plus nous à convaincre sur la qualité du groupe mais il l'enfonce le clou quand même avec ses relents de Mastodon et clôt l'EP sur une note magistrale.
The Sunwashed Avenues est une putain de claque par un putain de groupe. Ça fait beaucoup de gros mots dans une seule phrase mais c'est totalement justifié Mesdames et Messieurs. The Sunwashed Avenues, c'est ENORME ! (Ndr : ils sont sans label fixe, ce qui est tout bonnement scandaleux... à bon entendeur)