rock Rock > Stuck In The Sound

Biographie > A fond dans le son !

4 jeunes gens forment un groupe en 2002 autour de leur passion commune : le must de la scène rock anglo-saxonne de ces dernières décennies : Led Zeppelin, Pixies, Smashing Pumpkins, R.E.M.... Basé en région parisienne, le quatuor composé de José (chant), Emmanuel (guitare), Arno (basse) et François (batterie) part à l'assaut de la capitale et de sa banlieue pour faire vivre leurs compositions sur scène. En parallèle, le groupe produit plusieurs maquettes avant de délivrer il y a quelques mois leur premier album éponyme. Simultanément à la sortie de cet album, le groupe a terminé 2° du concours CQFD 2005 organisé par les Inrockuptibles, suite au prochain épisode donc...
Suite à la sortie de son premier album, le groupe donne une cinquantaine de concerts en 2005 (à Rock En Seine, Le Bruit De Melun, ...). Novembre 2006, Stuck In The Sound sort son deuxième album Nevermind the living dead via Discograph (entre autres Kill The Young, Aaron, The Elderberries, Cocoon). Le groupe retrouve le chemin des salles au printemps et se produira à des festivals tels que les Eurocks, le Paléo, Solidays ou les Vieilles Charrues durant l'été 2007.

Stuck In The Sound / Chronique LP > Shoegazing kids

Stuck In The Sound - Shoegazing kids Changer de ton sans se trahir, se renouveler sans se répéter. C'est sans nul doute ce que les Stuck on dû se dire en retournant en studio. Quoi de plus salutaire, d'ailleurs. Evoluer et choisir d'autres options, telles sont les quêtes perpétuelles d'artistes voulant éviter de faire du "sur-place". Après deux albums sortis en deux ans d'intervalle et déjà de belles tournées à leur actif, les SITS peuvent s'enorgueillir d'être resté à fond ce temps-là. Mais avec ce tout nouveau et tout frais Shoegazing kids, ils ont levé le pied. Et c'est peu de chose de le dire.
Lors des précédentes chroniques, on vous avait prévenu que le chant de José, bien qu'accompagné d'instrus teigneuses et de rythmiques démentes, pouvait agacer. Mais cette fois-ci, sous-mixé et couplé à des compos se portant très pâles, il en devient presque impersonnel. Perdue cette rageuse fraîcheur, oubliée cette diabolique recette qui gagnait au profit (!?) de mélopées plus élaborées, Stuck In The Sound ayant complexifié la donne. Certainement trop puisque les titres se suivent et lorsqu'ils n'évoquent pas des formations d'une platitude affligeante (Interpol, Cold War Kids et consorts ...), nous emmènent sur des chemins bien assez escarpés : le pseudo-hit "Ouais" pourrait être coupé en 2 parties, les élucubrations du final de "Teen tale" font tâche (n'est pas Mercury Rev qui veut), on s'ennuie sur "Playback A.L." et "Utah"...
Il faut attendre la fin de l'album (principalement "Gore machine") pour ressentir de bonnes intentions (mais en pointillé, chaque morceau étant systématiquement affublé d'une tonalité bien mollassonne) et quelques titres, comme "Beautiful losers", "Shoot shoot" ou "Erase", pourraient assurer en live aux cotés de titres élaborés les années précédentes.
Shoegazing kids n'est pas l'album de la consécration (Nevermind the living dead l'était peut-être bien...), mais plutôt celui de la déception. Dommage.

Stuck In The Sound / Chronique LP > Nevermind the living dead

Stuck In The Sound - Nevermind the living dead Ce Nevermind the living dead, deuxième album de Stuck In The Sound, n'est pas très frais. Je ne parle pas de son contenu mais de sa date de publication. Effectivement, l'opus a vu le jour en fin d'année dernière et ce n'est qu'aux portes de l'été que j'arrive à étudier son cas. Heureusement, la sortie de son édition limitée les prochains jours permet de recoller un temps soit peu à l'actualité du groupe.
Depuis le premier album, le registre de Stuck In The Sound n'a pas réellement été chamboulé (à quoi bon changer une formule qui marche (très) bien ?), on nage toujours dans cette pop-rock si fraîche, adossée parfois à une énergie folle ("I travel the world") ou, au contraire, à quelques moments de relâche (la presque ballade "Waste", le délirant "It's (friday)"). Des Pixies à At The Drive-In, de Bloc Party aux Strokes, le quatuor amalgame une nouvelle fois power pop et brit-rock tout en épiçant certains morceaux de tonalités punk ("Never on the radio"). Pour preuves de leur persévérance dans cette voie, le chant totalement exécuté en anglais mais aussi "Delicious dog" et "I shot my friend", les deux premiers et excellents titres de Stuck in the sound qui ont intégré la tracklist de ce deuxième album et autour desquels s'ajoute l'ensemble des nouveaux titres.
Bien que très bien ficelé, l'éponyme arrivait trop souvent à agacer. Avec Nevermind the living dead, Stuck In The Sound a corrigé le tir, en éliminant (même si il en reste ...) ses chuintements pleurnichards et enchaîne les tubes en puissance ("Toyboy", "Cramps push and take it easy !", "Third eyed girl"), élargit le spectre de ses interventions, frôlant la transe d'un Gun Club sur "Don't break the bar please dumbo !" ou la féérie Mercury Revienne sur "You ain't for me".
Toujours d'une remarquable fluidité et en faisant preuve de plus de maturité, Stuck In The Sound délivre un album bien plus abouti. Le groupe se hisse à hauteur de pointures anglo-saxonnes et on se plairait à le voir clôturer une affiche ouverte par les géniaux Minuscule Hey, Cornflakes Heroes et Rhesus !

Stuck In The Sound / Chronique LP > Stuck in the sound

Stuck In The Sound : Stuck in the sound En dix titres et un morceau caché, le groupe se présente comme étant le résultat d'un formule où interviennent, entre autres, les Pixies, Smashing Pumpkins, PJ Harvey ou The Strokes. Que des grands noms me direz-vous, et à première vue, on pourrait croire à de présomptueux arrivistes à l'ego mal placé.
Sans pour autant crier au génie (par prudence), c'est que la qualité est là, indéniablement Stuck In The Sound réalise des morceaux pop-rock d'une fraîcheur ahurissante. Une mélodie que José ou Emmanuel envoie à ses acolytes, un p'tit truc qui fait que ça marche et hop le morceau s'articule autour et coule lentement ("A roundabout song") ou dévale la pente plus franchement ("Delicious dog","Pretty temple") : c'est ça Stuck In The Sound. La configuration des morceaux est souvent similaire mais toujours convaincante et appliquée de façon décomplexée. Car les 4 de SITS savent faire oublier leurs origines franciliennes et aiment à se faire passer pour d'usurpateurs Londoniens ou New-Yorkais.
Le chant aigu de José, avec son penchant pour Jeff Buckley ("Tears in the wall") pourra en irriter quelques-uns mais il se mêle avec dextérité au fluide déversé par Emmanuel, Arno et François. D'ailleurs les titres s'enchaînent avec souplesse, dévoilant une certaine aisance de la part de chaque musicien.
Par moments, on peut se demander si le groupe n'en fait pas trop (surtout l'intro de "Fading star") mais la jeunesse du combo excuse à la fois ces quelques incartades et nous permet de patienter en espérant les retrouver en aussi bonne (et même meilleure !) forme la prochaine fois.