Stuck In The Sound - Nevermind the living dead Ce Nevermind the living dead, deuxième album de Stuck In The Sound, n'est pas très frais. Je ne parle pas de son contenu mais de sa date de publication. Effectivement, l'opus a vu le jour en fin d'année dernière et ce n'est qu'aux portes de l'été que j'arrive à étudier son cas. Heureusement, la sortie de son édition limitée les prochains jours permet de recoller un temps soit peu à l'actualité du groupe.
Depuis le premier album, le registre de Stuck In The Sound n'a pas réellement été chamboulé (à quoi bon changer une formule qui marche (très) bien ?), on nage toujours dans cette pop-rock si fraîche, adossée parfois à une énergie folle ("I travel the world") ou, au contraire, à quelques moments de relâche (la presque ballade "Waste", le délirant "It's (friday)"). Des Pixies à At The Drive-In, de Bloc Party aux Strokes, le quatuor amalgame une nouvelle fois power pop et brit-rock tout en épiçant certains morceaux de tonalités punk ("Never on the radio"). Pour preuves de leur persévérance dans cette voie, le chant totalement exécuté en anglais mais aussi "Delicious dog" et "I shot my friend", les deux premiers et excellents titres de Stuck in the sound qui ont intégré la tracklist de ce deuxième album et autour desquels s'ajoute l'ensemble des nouveaux titres.
Bien que très bien ficelé, l'éponyme arrivait trop souvent à agacer. Avec Nevermind the living dead, Stuck In The Sound a corrigé le tir, en éliminant (même si il en reste ...) ses chuintements pleurnichards et enchaîne les tubes en puissance ("Toyboy", "Cramps push and take it easy !", "Third eyed girl"), élargit le spectre de ses interventions, frôlant la transe d'un Gun Club sur "Don't break the bar please dumbo !" ou la féérie Mercury Revienne sur "You ain't for me".
Toujours d'une remarquable fluidité et en faisant preuve de plus de maturité, Stuck In The Sound délivre un album bien plus abouti. Le groupe se hisse à hauteur de pointures anglo-saxonnes et on se plairait à le voir clôturer une affiche ouverte par les géniaux Minuscule Hey, Cornflakes Heroes et Rhesus !