Straightaway - Last exit to nowhere En août dernier, par un chaud dimanche d'été, je rejoins quelques amis pour assister à l'une des dernières d'Uncommonmenfrommars qui, cerise sur le gâteau, ouvre pour la première fois pour NOFX. En rentrant dans la salle, j'assiste avec intérêt et attention à la fin de la première partie qui joue un skate-punk abrasif et technique. Et même si les gars ne sont pas les rois de la communication, le peu de morceaux que j'ai pu voir m'ont confirmé le grand bien que j'ai pu entendre de ce groupe : Straightaway.

Heureux suis-je donc d'avoir l'occasion de te parler de Last exit to nowhere, deuxième galette longue durée du quatuor parisien bénéficiant d'un très joli packaging (merci la sortie made in Effervescence Records - Nine Eleven, Unco...). Et même si je ne suis pas coutumier de ce type de punk rock trop lisse et trop technique pour moi, je ne peux que reconnaître le talent des quatre musiciens qui balancent riff sur riff dans la bonne humeur. Il semble que le groupe joue dans un style proche de formations comme Mute ou Implants. Je suis heureux de l'apprendre. Vraiment. Mais encore une fois, ce punk rock ultra mélodique et tout aussi technique ne m'est pas familier, alors ne comptez pas sur moi pour éplucher avec minutie les groupes fondateurs de ce genre.

Il n'empêche que Last exit to nowhere, riche de quatorze titres gavés de breaks, roulements de batteries, riffs à mille à l'heure, arpèges dans tous les sens et voix délicieuses et harmonieuses, est bien branlé. Il faut reconnaître la qualité des musiciens qui ne font pas semblant. Les morceaux sont rapides, puissants, les refrains quasi incontournables, et encore une fois, les vocalises sont parfaites. Mais c'est tout de même à double tranchant, car le fan de skate punk pourra vite se lasser de trop d'informations ingurgitées en même temps, ce qui, encore une fois, n'enlève en rien au talent des quatre Parisiens. Pour ma part (car si tu lis ces lignes, c'est que mon avis t'intéresse, n'est ce pas ?), je suis assez impressionné par l'hallucinante exécution des morceaux, et même si ma notion du punk rock est parfois aux antipodes de celles de Straightaway (merde, trop de technique tue la technique), j'ai passé un très bon moment à l'écoute de ce disque (trop) complet. Mais tu comprendras que là, mon cerveau a besoin de repos et que je ne suis pas sûr de remettre le couvert tous les jours. Ce qui ne t'empêche pas d'aller prendre une bonne baffe dans la gueule, hein ?