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Biographie > Etoile de mer

James Walsh apprend le piano mais c'est un groupe de rock qu'il fonde en 2000, il chante avec ses potes James Stelfox qui joue de la basse, Ben Byrne qui est batteur et Barry Westhead à qui il laisse le clavier... Starsailor est né et le nord-ouest de l'Angleterre est déjà sous le charme... La belle histoire veut que le NME les repère et que EMI les signe grâce au buzz engendré par le média légendaire. 2001, Love is here, leur premier opus est un carton qui les emmène dans les plus grands festivals comme Glastonbury ou au Pukkelpop 2001. En 2003 il sortent Silence is easy et s'installent confortablement dans les esprits avec On the outside dispo à partir d'octobre 2005.

Starsailor / Chronique LP > On the outside

starsailor : on the outside Les étoiles de mer nous reviennent pour un troisième opus. Après un deuxième album en dents de scie (Silence is easy) James Walsh et sa bande relance la machine anglo-pop pour notre plus grand plaisir. Finies les ballades douces, fini les chansons lollypops, nous avons ici droit à un concentré de guitares saturées, de mélodies implacables et d'une voix toujours aussi planante.
L'album commence par le premier single du groupe : "In the crossfire" et nous met immédiatement dans l'ambiance. Le morceau débute doucement, mais déjà des relents de distorsion se font sentir. Le refrain quant à lui est totalement énervé avec des notes de pianos dispersés dans le flot de guitare électrique et d'une voix puissante I'm Free on the radio... Viens ensuite "Counterfeit life" avec une intro en piano jazzy suivi des sempiternelles guitares saturées (le leitmotiv de l'album en quelque sorte). Ils signent ici l'un des meilleurs refrains que j'ai pu entendre du groupe : des rythmes hachés et toujours cette voix envoûtante. Les Starsailor semblent vouloir montrer qu'ils savent faire autre chose que de la pop et il nous est impossible de les contredire. "In my blood" est dans la lignée des deux premières, puissante. On y retrouve nonobstant quelques choeurs très bien placés. Elle pêche cependant par un dynamisme moindre. "Faith hope love" ou le refrain le plus jouissif de l'album. Faith ! Hope ! Love ! crient les choeurs sur une rythmique de guitare splendide. Le dernier refrain sera la démonstration d'une réelle maîtrise des mélodies, du placement des voix : du beau boulot. Une chanson plus calme, pour se reposer un peu les oreilles serait la bienvenue. C'est là que débute "I don't know". C'est que les "pop-fans" n'ont pas forcément l'habitude d'une telle décharge d'énergie ! Cette chanson commence calmement avec une guitare acoustique du plus bel effet et des paroles toujours aussi intéressantes (I don't know what love is). Il doit vraiment se demander ce qu'est l'amour à le répéter sans cesse... "Way back home" débute avec une basse sur-distortionnée et suivront bien entendu le reste de "l'orchestre". Un peu décevante, cette piste a l'avantage d'être assez originale dans sa construction rythmique. "Keep us together" remettra le groupe dans le droit chemin avec une chanson somme toute classique, mais bigrement efficace !
Il semble que la même formule soit appliquée à toutes les chansons : une intro assez classique amenant subtilement une déferlante électrique et une voix s'agitant de plus en plus. On peut bien reconnaître là la patte du producteur Rob Schnapf. "Get out while you can" ne contredira pas ce que je viens de dire tant la construction du morceau se trouve dans cette lignée à une différence prêt : les guitares semblent aseptisées, bien moins bruyante que les autres morceaux. Il n'en reste pas moins agréable, même s'il peut lasser à la longue. Heureusement, la voix de James Walsh est là pour relever le niveau. "This time" (second single sortant en janvier...) commence sur un intro piano légèrement distorsionnée puis le chanteur entonne les paroles sur un rythme de batterie tout simple. Le refrain reste dans un style plus intimiste et ça ne semble jamais réellement décoller (on comprend ce choix pour le single). "White light" sera la dernière chanson "à guitares". Elle est, et cela n'étonnera plus personne, construite de la même manière que toutes les autres. Cependant, on pourra noter un passage dans la chanson très agréable et coupant un peu avec ce qui a été entendu précédemment. Une fin de feu de dieu avec une guitare survoltée dans un pseudo solo (on reste dans la pop tout de même) et l'envolée lyrique de James empêche de ne pas se rallier à la cause Starsailor. On the outside se termine par le morceau le plus agréable de l'opus : "Jeremiah". Une guitare acoustique et un chant prenant à la gorge. (He only went to try to change something / His poor young life was pulled from under him). On se laisse prendre par cette ballade et on s'apaise après l'écoute d'un album très électrique.
Au final, Starsailor réussit à ne pas se répéter avec un long format très homogène mais différents des autres opus. On est surpris par cette orientation plus rock de leur son, mais l'essence du groupe reste et on ne se lasse pas d'écouter la voix de James Walsh au travers de ces 11 pistes.