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Au départ, à la fin de l'année 2009, ils ne sont que deux à former Spleenkin : Geo à la guitare et au chant associé à son vieil ami In Fravez à la batterie. Ce duo nordiste compose au gré de ses souvenirs de jeunesse et de ses envies du présent, leur premier album The long fall voit le jour en mai 2011. C'est alors qu'il faut penser à monter sur scène qu'ils recrutent Tibo au poste de bassiste. Autoproduit, le désormais trio se fait peu à peu une place sur la scène locale et se fait remarquer au Hazb'rock comme aux tremplins du Main Square festival ou du Rock en Stock.

Spleenkin / Chronique LP > The long fall

Spleenkin - The long fall "Human nature", premier morceau du premier album de Spleenkin m'ont directement fait penser à Nirvana ! 20 ans après Smells like teen spirit, je me disais que certains groupes n'avaient pas forcément trouvé d'idées neuves même si la réalisation et le titre étaient plutôt corrects... Changement de ton dans le chant avec la deuxième plage "Buddy's trip" et quelques passages inquiétants où le chant de Geo semble à la fois vouloir copier Muse et System Of A Down,en allant chercher les aigus du briseur de couilles Matthew d'un côté et en jouant avec le gimmick de mélodies de Serj de l'autre. Rien de tel pour brouiller les pistes et me faire perdre mon latin... Ce petit jeu des références cultes pourrait continuer avec les treize titres de The long fall mais non, j'arrête dès "The blind drives the blind" qui est simplement une jolie composition.

Le duo (en studio, ils n'étaient que deux) passe d'une disto grunge à une guitare acoustique sans sourciller et distille ses accords comme ses mélopées avec la même simplicité en touchant systématiquement sa cible efficacement. Entre pop suave et rock très énergique, guitare, basse, batterie et chant se promènent donc avec plus ou moins de bonheur selon les goûts de l'auditeur... Les miens m'amènent à penser que l'influence du bel ami castrat serait à écarter pour éviter de flirter avec la ligne jaune et sortir ainsi du dangereux tiroir "groupe à la mode pour draguer les minettes" ("Emergency", "Another day"). Parce que les Nordistes ont plus à gagner à appuyer sur les pédales et nous ébouriffer avec leurs riffs rageurs et une voix qui sait se faire agressive et chaleureuse. S'ils se perdaient davantage au rayon "Abym" (ou "Micro dust") et moins dans la grandiloquence d'un "Stones never shine", Spleenkin s'éloignerait de la comparaison qui fait tache (Muse) et se rapprocherait de références nobles et cultes plus ou moins lointaines (The Pixies, Nirvana, Radiohead...).

Un groupe qui a des qualités évidentes d'écriture et des facilités avec les instruments a forcément de quoi se forger une identité forte et faire parler de lui ailleurs qu'autour de chez lui, Spleenkin est de ceux-là, avec un présent déjà solide, leur avenir est plus que prometteur. A condition de bosser sa visibilité autrement que par MySpace (où l'on trouve par contre l'album en téléchargement gratuit).