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Brody Dalle, ex-frontwoman de The Distillers, punkette destroy, collaboratrice occasionnelle ds Eagles of Death Metal et madame Joshua Homme (Queens of the Stone Age) à la ville + Tony Bevilacqua (ex-The Distillers lui aussi) + Jack Irons (Eleven, Pearl Jam, Red Hot Chili Peppers) + Alan Johannes (Eleven, EoDM, Millionaire, Mondo Generator, QOTSA, UNKLE), c'est le casting 4 étoiles de Spinnerette, soit la "suite" de The Distillers intitiée par Brody Dalle herself. Le projet voit le jour courant 2007 et sort dès l'année suivante un EP digital intitulé Ghetto love. Quelques mois plus tard, le line-up semble plus incertain (Irons et Johannes ne seraient plus des membres "officiels" du groupe mais "seulement" des collaborateurs occasionnels), ce qui n'empêche par Spinnerette de sortir son premier album long-play au mois de juin 2009. Son titre : Spinnerette tout simplement.

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Spinnerette - Spinnerette A l'image de sa pochette, le premier album de Spinnerette a pour but ultime de mettre en ébullition les hormones des inconditionnels de The Distillers... euh pardon de Brody Dalle (bon ok c'est tout comme). Il faut dire qu'après un EP digital plutôt prometteur (Ghetto love NDR), le retour de madame Josh Homme et surtout ex-frontgirl de The Distillers (deuxième fois) sous les feux de la rampe était plutôt attendu. Et comme, celle-ci a su plutôt bien s'entourer (cf : biographie), forcément, ce n'est pas sans une certaine excitation qu'on enfourne l'offrande dans le mange-disques. Et là, autant dire la tension retombe aussi vite qu'elle était montée. Sorte de sous QOTSA pour punkettes en mâl(e) de sensations fortes, Spinnerette est un disque finalement assez mou de la coquille. Un peu le The Distillers (trois fois...) du pauvre en sommes. Certes des titres comme "Ghetto love" ou "All babes are wolves" suffisent à assurer le quota syndical de riffs électriques pour que l'on puisse écouter l'album jusqu'au bout, mais pour le reste, le stoner punk rauque pseudo sexy déshabillé par Brody et sa bande n'a pas vraiment grand chose d'extraordinaire à proposer. Refrains sommes toutes assez faciles ("A spectral suspension", "Cupid"), des morceaux parfois bien poussifs pour ne pas dire autre chose (ah si le pathétique "Baptized by fire" quand même... celui-là, il mérite de prendre pour les autres), des mélodies un peu faiblardes, rien à faire Spinnerette n'a pas vraiment les moyens de ses ambitions. Pourtant on l'aime bien miss Dalle, mais là, sans vouloir jouer les nostalgiques polarisés par le "c'était quand même bien mieux avant", rien de bien affriolant à l'horizon.