Avec son allure d'artiste illuminé égaré, Mark Linkous, l'homme qui se cache derrière l'entité Sparklehorse n'a pas vraiment le style golden-boy ou bobo hype... Mais cet américain est un hypersensible, un amateur de poésie sonique et de mélodies folk précieuses. En marge du système, vivant souvent reclus dans sa ferme avec sa femme et ses chevaux, Linkous est un pourtant l'une des figures de proue de la scène folk-pop-rock américaine. En l'espace de trois albums (Vivadixiesubmarine Transmissionplot en 1991, Good morning spider en 1995 et It's a wonderful life en 2001), Sparklehorse s'était imposé comme une valeur sûre du genre, une entité avec une base d'inconditionnels plus que solide et une critique à genou. Et puis, il y a eu cette chute d'escalier chez lui et ces longs mois de rééducation pendant lesquels Mark Linkous s'est cru perdu pour la musique avant de reprendre progressivement pied, mais gardant cette claudication comme un témoignage définitif de cette période sombre de son histoire. Des moments difficiles qu'il retranscrit dans son quatrième album studio : Dreamt for the light years in the belly of a mountain.