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Biographie > Acid Fuzz Taurus

Né en 1997 mais sévissant déjà depuis 1992 sous le patronyme de Snake Machine, Space Probe Taurus revendique haut et fort son appartenance à la scène stoner/classic rock suédoise qui compte déjà avec Honcho, Greenleaf ou Sparzanza quelques bons morceaux de choix. Forcément, la musique du groupe fuzz à mort et comme elle tire ses influences des cultissimes Blue Cheer, Mc5 et autres Mudhoney, il n'est pas étonnant de voir le groupe écumer les scènes suédoises avant de sortir une poignée de démos et EP's et de participer à la BO d'un improbable film de série B (ok de série Z) signé Richard R.Anasky, le Roger Corman du cinéma fauché, complètement déjanté mais foutrement psychédéliques... En 2005, après avoir participé à d'innombrables compilations rock/stoner/punk, les Space Probe Taurus enregistrent leur premier album long-format qui sort confidentiellement dans son pays d'origine avant de s'en aller conquérir l'Europe en sortant l'incontournable Buzzville Records (Artimus Pyledriver, Cabron, Generous Maria, Kube, Monkey3, Sideburn...) et de débarquer en France encore un an plus tard... (décidément on est toujours les derniers servis).

Space Probe Taurus / Chronique LP > Space Probe Taurus

Space Probe Taurus - Space Probe Taurus "Acid fuzz rock" clame haut et fort la page MySpace... forcément il était donc écrit que Space Probe Taurus, ça devait fuzzer, ça devait rocker et faire parler la poudre pour réchauffer la température lors des longs hivers scandinaves. Alors en plus signé chez Buzzville Records, inutile de dire qu'aussitôt réceptionnée, la galette a terminé sa course dans le mange-disques. Verdict ? Oui ça rock, oui ça fuzz et oui, ça fait balancer la tête comme un demeuré qui saute sur son canapé pour partir dans une improbable démonstration de hair-guitar acrobatique. "Dig the lizard", des guitares qui claquent dans les tuyaux, des mélodies faciles, farouchement rock'n roll et irrémédiablement addictives. Non, ce n'est pas cette fois que Space Probe Taurus réinventera le genre, mais ce que les suédois font, ils le font foutrement bien. "Buzz amp", "Molten Lava", "Barefoot", "PSI-Burn" coulent tranquillement sur la platine, balançant leur groove énergisant et dégoulinant de fuzz le long des rythmiques aux tentations terriblement punky. Du rock aux tendances stoner et au feeling typiquement scandinave d'un Honcho, des plans psychédéliques à la Stone Wedge, des résurgences d'un Hoek qui aurait copulé avec les Spiritual Beggars pendant que les Cowboys & Aliens filmaient le tout afin d'en envoyer le contenu, hautement scandaleux, sur YouTube. Riffs taillés dans la même écorce que les Fu Manchu, relents 70's à la Wolfmother, SPT joue la carte de l'efficacité outrancière, mais rien à redire, ça fonctionne à pleins tubes du début jusqu'à la fin. Atmosphère enfumées, production garage rock, les suédois livrent un album dégrossi à la tronçonneuse et poli à coup de whisky pur malt. Forcément, ça sonne parfois assez roots mais c'est le but. Let's go for the ride semble dire Space Probe Taurus et après une "Electric explosion" bienvenue, le groupe nous emmène pour un road-trip aux effluves narcotiques et au groove salvateur comme pas eux. Un truc quand même : si ça ne te mets pas un bon gros coup de boost au réveil, c'est sans doute qu'on ne peut plus faire grand chose pour toi...