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Biographie > Désolé pour hier soir... j'étais bourré

Quintet Bisontin (oui encore...), les Sorry for Yesterday perdent leur pucelage scénique à l'automne 2006, après avoir assumé leur virginité en studio pendant quelques mois passés à répéter dans leur coin. Ils partagent alors les planches avec, entre autres, Curtiss, Lead Orphans, Welcome to Miami. Influencé par les At the Drive-in, Cave in, Minus the Bear et autres Standstill, les Franc-Comtois se tirent la bourre avec leurs camarades de jeu (et de biture) de Slide On Venus à qui ils piquent tout (à moins que cela ne soit l'inverse) et participent à la compilation Mighty worms strike !! 3 aux côtés de la fine fleur de la scène rock du coin (Ampools, Nedgeva, BZP et autres Flying Donuts). Puis, ils se décident à franchir le pas en enregistrant au studio Le Pavillon (Besançon évidemment) et sous la houlette de Flavien Van Landuyt un premier album. Baptisé Sunshine connection, celui-ci débarque dans les bacs au mois d'avril 2009.

Sorry for Yesterday / Chronique LP > Sunshine connection

Sorry for Yesterday - Sunshine connection Allez, je vais le dire comme ça ce sera fait : c'est un jugement certes très personnel mais j'ai énormément de mal avec la voix gonflée à l'hélium du chanteur des Sorry for Yesterday. Dès lors une question se pose : chroniquer l'album malgré tout ou pas ? Oui non, oui non et puis bon allez... finalement c'est oui. On passe l'écueil de la voix - je signale tout de même que je suis loin d'être le seul à avoir du mal avec - et on s'attarde sur le reste. Soit une pop incandescente et acidulée, qui entre strass, paillettes et look tape-à-l'oeil distille quelques mélodies énergisantes qui raviront les inconditionnels des Masternova Rhesus, Slide On Venus et autres Settled in Motion ("Polaroid drama"). Une véritable déferlante pop provocante et irrévérencieuse ("Lesbos party (on the radio)"), des arrangements synthétiques étonnamment soignés et une fougue peu commune, on choisi (ou pas) de mettre de côté le chant et on se laisser tenter. Et là on découvre un groupe qui, sous couvert de s'amuser dévoile des instrumentations plus raffinées qu'attendu et un songwriting parfois finement ciselé là où tout laissait penser que Sunshine connection serait de ces albums calibrés pour les ondes radio. S'il l'est parfois effectivement ("Symptoms never lie", "Black shadow city"), il nous réserve également quelques moments plus écrits ("Crystals on synapses") où le groupe démontre qu'il a bien plus d'une corde à son arc. Un peu à la manière des Slide On Venus, leurs voisins de répèt/studio/scène/biture (rayer ou pas la mention intuile) avec lesquels ils partagent ce coup prononcé pour une pop qui s'inspire de ce que l'on sait faire outre-Manche pour la fusionner avec une french-touch à l'énergie communicatrice. C'est fun mais encore une fois, difficile de ne pas céder à la tentation de faire un blocage rien que sur le chant. Dommage car pour le reste, Sorry for Yesterday, ça s'écoute non sans un plaisir presque coupable.
Et sinon quoi de neuf sous le soleil de Bezak City Rock'n roll ?