Sons Of Frida - The bulgarian LP Sons Of Frida nous vient de Paris et c'est la dernière claque noise : ni plus, ni moins. Pourquoi ? Les 7 titres de The bulgarian LP répondent à cette interrogation et sont autant de raisons de se procurer l'album rapidement. Décryptage étape par étape.

"The Street" : grosse claque. Un peu de Sonic Youth pour la déflagration, un peu d'Unsane pour l'épaisseur sonique mais également de Mclusky pour la voix. Le résultat c'est un titre méga-envoutant en plusieurs parties : une phase noise, un déchainement de guitare tranchante qui se durcira progressivement pour finir dans un bouillon électrisant. La claque.

"Burn" : ça commence comme du Shellac meets Sonic Youth, mélodie simple mais scotchante et paroles gluantes qui collent au cerveau. Grand moment de ce titre : le cœur "Coltranien" avec trompette, c'est beau et magnifiquement amené.

"Quiche" : titre instrumental nerveux et percutant. Je valide.

"6.5" : morceau excellent également. L'apparition de la voix vers le milieu marque un durcissement de ton et un final sous le signe de l'électricité. Bien jouissif.

"Molly Spencer" : la sœur à Jon Spencer ? Etape courte à base de tribalité percussive et de trompette. Dépaysante et excellente intro' pour le morceau suivant, le bien nommé :

"Beefdealer" : périple noise-rock instrumental de 7 minutes avec quelques velléités post-rock. Grimpe sur la monture Sons Of Frida et laisse-toi guider : ils maitrisent à mort leur sujet et jouent à merveille avec le bouton de Madame Tension.

"Cut the house" : ambiance noise plombée puis feux d'artifices bruitistes en mode "attention ça va saigner" pour repartir ensuite vers cette musique folklo' abordée sur "Molly Spencer". Et tout ça sur une durée de 11 minutes pas monotone du tout. Chapeau.

Conclusion : c'est une réussite totale... (puis le digipack et l'artwork sont drôlement esthétiques...)

NdR : l'album est en écoute sur Spotify. Tu peux le trouver via notre playlist et la chanson "Burn" qui en fait partie. Bonne écoute !