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Biographie > Sone - Loud Rock

Si Sone venait de Los Angeles, ou de n'importe quel coin perdu des Etat-Unis, avec son rock fortement influencé par des groupes plus "loud" et plus "heavy", c'est dans la rubrique métal qu'on les rangerais. Seulement voilà, Sone vient de Londres et on ne se débarrasse heuresement pas aussi facilement d'une culture anglaise à qui l'on doit nombres de groupes influants. Formé au cours de l'hiver 2001 avec le but sous-jacent de créer un son issu de leurs influences communes, mélangeant fougue, sentiment d'urgence, passion de l'instantané et goût des grosses guitares, Sone donne lieu à une effusion de loud-rock qui transpire dans chacune de leurs chansons.

Interview : Sone, Austin McMaster

Sone / Chronique LP > Scratching the surface

Sone : Scratching the Surface Première production pour Sone, "Scratching The Surface" est produit par Dave Chang (Earthtone9, Miocene). Mélangeant des titres parfois inégaux ("Turn Away"), Scratching the surface recèle des perles sublimes ("Evaporate", "Mixed signals") à la portée universelle. Son rock très lourd, Sone trace sa voie dans le loud-rock, rien à voir avec Cave In, The Blueprint ou Tripswitch, et royalement opposé à la pop anglaise habituelle qui semble s'étouffer en ce moment. Une basse 5 cordes qui semble parfois avoir été oubliée au mixage, mais sait se rendre indispensable à l'équilibre de certaines chansons, une guitare très présente, aux harmoniques jamais très loin, la chimie de Sone tient pour beaucoup à cet aspect fusionnel entre la guitare et le chant, chant qui d'ailleurs sait prendre des aspects forts différents comme sur "White lies" ou "Teethmarks".
Un riff commun, qui s'éloigne devant une basse saturé, un chant chancelant, "Mixed signals" commence bizarrement, comme un mauvais rêve, mais vite enlève des montagnes de platitude, soulève des marées sonores à la saveur électrique, -You wake me up again, again-, sublimé par une guitare à la simplicité ravageuse, appuyé par une basse sautillante et un chant énervé. Une intro du même accabit, un chant très pop 80's à la trente-deuxième seconde, mais une atmosphère complètement différente, légers jets de vapeurs, Austin McMaster commence doucement puis s'enflamme sur un plan de guitare monstreux qui met le feu aux poudres, "Evaporate" pose là en maître les inspirations éclairées de Sone, le jeu aux doigts de Damian Grantham n'étant pas étranger à l'impression générale, chant impeccable, énervements contrôlés, Sone signe là un titre anthologique.