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Biographie > I put a (Softly Spoken Magic) Spells on you

Les lillois de Softly Spoken Magic Spells n'ont pas toujours été un quatuor. Après quelques changements, le groupe trouve aujourd'hui de la stabilité avec Steve (batterie/voix), Lucie (clavier/voix), Max (guitare/voix) et Eric (basse). Une première démo en 2003, un EP nommé Holiday movie en 2005 et une démo 5 titres sorti en septembre 2008 constituent la naissance et les balbutiements d'un groupe à l'identité déjà bien marquée.

Softly Spoken Magic Spells / Chronique LP > Jonie and Clive

Softly Spoken Magic Spells - Jonie and Clive Après deux EP plein de promesses, on commençait à se languir d'avoir des nouvelles de Softly Spoken Magic Spell sur un long effort. Et voilà, que l'objet débarque dans nos petits mains, attisant ainsi nos oreilles fébriles. Verdict ? Pas vraiment de surprises, entre les quelques vieux morceaux recyclés et les nouveaux titres, le groupe fait ce qu'il sait faire de mieux, de la pop très mélodieuse à vocations multiples, et le fait particulièrement bien sur ces 10 titres.
Softly Spoken Magic Spells s'épanouit et sévit toujours entre deux pôles : celui qui secoue et rentre dans le lard à quelques reprises, et celui, plus fréquent, qui cajole et caresse les oreilles. On ne s'attardera pas sur les titres paraissant déjà sur le dernier EP, on a largement eu le temps de mesurer de la qualité de ces pistes. Jonie and Clive offre également des nouvelles pistes qui valent le coup d'être écouter attentivement : que ce soit le très hypnotique "Hugs", le chloroformé "Nico" ou "A trip" et sa capacité à séduire sur la durée, sans parler de "Mary-Jane" où l'on jurerait entendre le cerveau de... Servo au chant. Dommage que ce dernier morceau parte dans une direction un peu trop démonstrative et vaine à mon goût, dixit le solo un peu "too much" mais ce bémol ne concernera surement que le chroniqueur très étroit d'esprit que je suis.
L'album se termine sur un morceau plutôt étiré et cool à suivre, "A birth and a break", très Pink Floydien dans l'âme, une influence que le groupe a toujours assumé. Un beau titre tout en retenue, qui n'explose finalement pas, mais qui tape dans le mille. Il fallait le préciser, la prod' est parfaite et rend le disque très facile et plaisant d'écoute. La pochette est également assez esthétique et rend plutôt bien sur digipak cartonné. Mention très bien.

Softly Spoken Magic Spells / Chronique EP > And those appear...

Softly Spoken Magic Spells - And those appear... Softly Spoken Magic Spells, c'est ce groupe lillois dont la musique flirte entre le rock indé musclé et le post-rock éthéré. Après un premier EP, Holiday movie, déjà très réussi, le groupe revient dans nos pages toujours sous ce même format avec un EP intitulé And those appear.... Quelques années se sont écoulées et les changements internes n'ont pas affecté la formule magique du groupe. Même si elle reste fondamentalement la même, Softly Spoken Magic Spells ne se sont pas pour autant endormi sur leurs lauriers éphémères et ont continué à développer leur univers en appuyant encore et toujours ce qui faisait leur particularité : les velléités agressives et progressives sont ici encore plus accentuées sur And those appear.... Les titres "Wake up" et "And those appear" sont tous deux emblématiques de cette tendances à approfondir et consolider ce qui a déjà été entrepris par les Softly Spoken Magic Spells. "Wake up" nous secoue avec son agressivité vocale et ses guitares tranchantes qui rapproche le groupe du dEUS excessivement teigneux et coriace de "Suds & soda". "And those appear" conclue l'EP avec un long développement post-rock crescendo de 8 minutes dans lequel on s'engouffre sans trop se poser de question quant à l'éventuel destination d'arrivée : rythmiques d'un battement de cœur sous perfusion de valiuum, mélodie répétée lancinante, évolution stagnante puis légère mutation vers des atmosphères moins apathiques, plus imbibé d'énergie électrique. Un titre de fin qui s'éternise pour encore mieux imprégner la musique du groupe dans nos têtes avec le verdict final plutôt positif que l'on pense de moins en moins à leurs influences, de plus en plus à Softly Spoken Magic Spells.
Le groupe réussit donc à nous proposer un EP qui comble nos attentes tout en les dépassant allègrement. On attend désormais les Softly Spoken Magic Spells sur un long effort. La pochette d'And those appear..., qui montre une autoroute clairsemée de voitures, est annonciatrice de leurs ambitions : les Softly Spoken Magic Spells ont trouvé la voie à suivre et rien ne devrait pouvoir les arrêter dans leur progression.

Softly Spoken Magic Spells / Chronique EP > Holiday movie

Softly Spoken Magic Spells - Holiday movie Ce nom, Softly Spoken Magic Spells raisonne comme la promesse d'une musique douce qui caresse les oreilles : c'est partiellement faux et il vaut mieux se référer à la jolie pochette assez violente pour avoir une vision globale pertinente sur leur musique. Les lillois ont une identité beaucoup plus ambivalente et volatile que ce que leur nom sous-entend. Ils aiment le rock indépendant et évoquent autant les Sonic Youth et Mogwai que les Girls against Boys et Pink Floyd. Des influences qui seront déterminantes dans leur musique car révélatrices de cette tendance constante à naviguer, hésiter, osciller entre rock agressif bon-enfant et des phases mélodiques planantes et chloroformées qui laissent les instrumentations et les mélodies au centre des attentions. Softly Spoken Magic Spells se donne 5 titres pour nous convaincre et l'alchimie entre le groupe et l'auditeur fonctionne à merveille grâce à un univers singulier qui ensorcelle dès les premières notes. Un titre comme "Holiday movie" bénéficie d'une belle progression : une phase frondeuse et mordante, un changement de climat vers des contrées synonymes d'envolées quasi-instrumentales qui laissent l'auditeur dans un état comateux mais enchanté par un morceau qui évolue vers des sphères inattendues. Inutile de dire que l'on est dans de plutôt bonnes dispositions lorsque commence la seconde piste "Burning" : mélodie tenace et refrain encore plus tenace sont au programme avec l'addition d'une voix féminine à la sensualité bienvenue. D'autant plus bienvenue qu'elle refera une apparition classieuse sur "Colour-slide" et ses atmosphères cotonneuses changeantes pour cette fois-ci une évolution vers quelque-chose de plus affirmée et rentre-dedans. "John" garde ce même ton et "Serial-killer" achève Holiday movie par presque 8 minutes de progresssion dont les accalmies rejoignent le Air de Virgin Suicides dans ses moments les plus mélancoliques et avide d'espace.
Première prise de contact avec les Softly Spoken Magic Spells : le courant passe plutôt bien grâce à une mixture musicale qui a tout pour plaire aux plus éclectiques d'entre-vous. Entre rock indé teigneux et rock indé planant, vous n'arrivez pas à choisir, les Softly Spoken Magic Spells non plus et c'est tant mieux.