SoV enlève le haut SoV enlève le haut "Topless"
C'est certainement une des chansons les plus puissantes de l'album. On a vite décidé qu'elle serait en ouverture de l'album pour enfoncer un peu le clou sur le côté puissant de notre musique et marquer la différence avec nos précédents EP. C'est simple et efficace. D'ailleurs, ça doit être une des rares chansons où il n'y a qu'un basse batterie sur les couplets. On a fait un passage en tapping un peu à la Daft Punk sur le pont et un final puissant. Trouver une ligne de chant a été assez ardu car on voulait garder un côté fun. C'est la seule chanson qui a gardé son nom de travail et qui a donné son nom a l'album. Ca a été assez dur pour les textes pour trouver un truc qui colle au titre sans que ça soit vive les tétés. Ca parle de frustration au final, d'un garçon qui fantasme sur une vieille photo d'une fille et qui voudrait en voir plus. Finalement, cette chanson fait penser à Refused, n'en déplaise à certains.

"Ugly Rainbow"
Ca doit être la première chanson qu'on a écrite pour l'album. C'est parti d'Alban et tout est allé assez vite : la ligne de chant, la structure... Le pont est vraiment réussi avec son envolée à la guitare. On a rajouté pas mal d'arrangements de violons. Elle est assez accrocheuse, il y a un côté furieux et mélodique. Elle représente pour nous ce qu'on n'était pas arrivés à faire sur nos précédents EP.
Le titre est une référence à l'état dans lequel tu peux être en soirée : les doigts jaunis, la langue grise, les lèvres rouges... Ca parle de cette envie que tu peux avoir d'aller vraiment faire la fête, pour le bruit, l'alcool et les filles pour décrocher un peu.

"Glassy Sea"
C'est une chanson assez particulière entre math rock et heavy qui vient pour beaucoup de Victor. Elle peut paraître un simpliste au premier abord mais c'est une des plus dures à jouer pour nous. Le refrain est bien accrocheur avec son gimmick "Looking at the ocean bringing us the last wave". Le texte parle de vivre un beau moment et de tout faire en garder un souvenir intact. C'est une chanson assez aboutie qui avait pour titre de travail "Foals" car les couplets nous faisait penser à ce groupe qu'on aime bien. La version démo sonnait plus sèche, plus math rock mais la prod' de l'album l'a rendue plus lourde et massive. Il y a aussi des caisses claires très réverbérées à certains moments qui rajoutent un peu de profondeur et surtout une super ligne de piano à la fin du morceau pour qui arrivera à l'entendre ! C'est toujours le problème des arrangements : sur cet album il y en a beaucoup mais on n'a pas réussi à se mettre d'accord pour les mettre très en avant. Peut-être que sur le prochain opus, on assumera davantage ?

"4AM"
Voilà un titre qui revient de loin. La première version qu'avait maquetté Thibault était plus lente, un peu à la Kings of Leon. Ca ne plaisait pas à tout le monde alors Victor a proposé de la refaire intégralement en augmentant le tempo. On a gardé que les accords de base avec le chant et on a retravaillé tout autour. Résultat, on s'est retrouvés avec ce petit arpège de guitare et des choeurs puissants à la fin. Cette chanson est une des plus « pop » de l'album avec un petit côté Bloc Party. Le texte est un peu une photographie de plusieurs choses qui peuvent se passer à 4 heures du matin à différents endroits.
A la fin, on a mis une interlude de vieux film d'horreur et ce bon Victor nous a gratifié d'une superbe interprétation de méchant à la Scoubidou qui vaut son pesant de cacahuètes !

SoV : sans les mains, c'est encore mieux "Celsius and Fahrenheit"
Cette chanson a été composée assez vite par Mathias et Thibault d'où l'intro guitare/batterie. L'idée de base c'était de faire un truc "à la Lack", groupe qu'on aime beaucoup. Puis c'est parti sur un couplet avec des guitares qui se répondent et le refrain qu'on connait maintenant. Le pont a été fait plus tard, avec son riff un peu « néo metal ». Il y a eu quelques débats sur le chant du couplet avec son côté un peu fun mais on n'a pas trouvé de directions plus convaincantes alors on est restés là dessus. C'est sans aucun doute une des chansons les plus dures à chanter pour Alban.
Le thème est de vouloir voir si l'herbe est plus verte ailleurs texte d'où l'idée d'une statue de sable qui voudrait aller voir la pluie.

"Turned on girl, Turned off boy"
C'est une chanson qu'on avait écrite il y a quelques temps et qu'on a décidé de mettre sur l'album. Elle a un côté un peu entre The Hives et Foo Fighters. La structure est un peu bizarre mais elle fonctionne très bien en concert car elle est rassembleuse. On l'appelle toujours entre nous la "PPT", son titre de travail d'origine, car l'intro de batterie fait "Pou Pou Ta"... On n'a pas toujours beaucoup d'imagination sur le moment pour donner un titre de travail ! Elle est super énergique, les choeurs rajoutent beaucoup d'ambiance...
Cette chanson parle de séduction et de ses travers, surtout quand c'est inutile.

"It's a good place to get lost... or be found"
C'est un titre qu'Alban a écrit. Le son d'orgue lors de l'intro est venu en studio. La version démo était juste un arpège de guitare. En testant des pédales, on a trouvé ce son et on l'a gardé. Cette chanson est très puissante et moderne. C'est sans doute une des plus sombres qu'on ait joué.
On a eu du mal a retrouver le grain qu'il y avait sur la démo. Elle avait un certain charme car tout avait été posé très vite. En studio, tu es tellement concentré pour que tout sonne et soit en place que parfois, tu n'as plus de recul sur l'interprétation. Au final, elle manque peut-être un peu de nuance mais c'est un super morceau de rock. Le titre de travail c'était la chanson d'Alban, tout simplement.
Le texte est l'image d'une personne bloquée quelque part depuis trop longtemps pour en partir même si on veut l'aider. Ca peut aussi bien être un lieu qu'un état d'esprit. On aime bien les textes à double lecture, assez imagés où chacun peut y voir ce qu'il y veut. C'est la description de sensations et de concepts visuels, l'inspiration de groupes comme Deftones ou The Cure sans doute.

"Greenfield Land"
Ce titre est le plus calme et le plus aéré de l'album. Avec son riff de guitare tout joli, on n'a pas tardé à appeler cette chanson "Nutella" entre nous. Pour les refrains, on avait été soufflés par un groupe avec qui on avait joué : Syd Matters. On a donc fait ces arrangements de voix pour qu'ils soient reproductibles en live. On ne la joue pas souvent car nos sets sont souvent limités entre 30 et 40 minutes donc on n'a pas vraiment le temps de poser l'ambiance pour.
Le titre fait référence au concept économique de partir de rien pour s'implanter géographiquement dans une région. Le sens original est moche mais le mot joli. Le texte développe une idée de paysage magnifique qu'il faut quitter à regret et qu'on va laisser mourir, sans laisser de deuxième chance.

SoV : la pochette en grand "Unicorn Hunters"
C'est la dernière chanson qu'on a fini pour l'album (soit deux jours avant). On en avait d'autres mais on a du faire des choix et celle ci est la dernière qu'on a décidé de garder bien qu'incomplète...
C'est parti d'idées de Victor pour les couplets et les refrains. Sur ses démos de chant, il chantait en yaourt et disait "One two three guitar (en référence aux Bidonduiles des Inconnus pour ceux qui ont la chance de connaître) donc le titre de travail est devenu "123 GT" en français s'il vous plaît. Le pont est venu plus tard, lors d'une session où une fan nous avait apporté un gâteau (véridique !). Ce pont est un des beaux moments de l'album, un passage planant où on s'est un peu lâchés et qui creuse une direction qu'on avait jamais vraiment prise avant. Maintenant qu'on y pense, c'est à se demander ce qu'il y avait dans ce gâteau !
Le titre, trouvé en voyant les tableaux "The Hunt of The Unicorn", fait référence au fait de vouloir des choses impossibles et du bonheur supposé de réussir à avoir ces choses tout en parlant d'une vraie chasse à la Licorne.

"Like Eurydice"
C'est une chanson écrite à la guitare acoustique par Thibault à la base. C'est peut être la chanson la plus intimiste de l'album. L'intro de guitare a été joué en studio par Alban et cela pose bien l'ambiance. Puis la basse arrive avec un petit côté hypnotique et la batterie sonne presque militaire. On a essayé d'en faire un truc assez large et mélodique avec quelques arrangements à deux voix. En concert, on ne la joue jamais pour les mêmes raisons : on ne joue pas assez longtemps pour poser la bonne ambiance. En set acoustique, elle passe toute seule par contre... Peut être qu'on devrait en faire une version acoustique d'ailleurs, pour revenir à l'esprit original de la chanson.
Le texte parle de ce qui se passe deux minutes après pour l'auteur d'un drame. Ici c'est un meurtre mais ça peut être interprété autrement. C'est raconté du point de vue de la victime qui ne saura jamais ce qui se passera, d'où l'idée d'Eurydice qui disparaît devant Orphée.

"Thinking of my friends who went away"
Voilà une autre chanson qui datait un peu, qu'on aime beaucoup et qui avait sa place sur l'album. Cette chanson est assez épique car longue, mais elle tient assez en haleine. On la joue toujours en fin de concert donc on n'a pas hésité bien longtemps avant de décider de la mettre en fin d'album.
Cette chanson a été un tournant dans Slide On Venus. C'est la première qu'on a fait en drop D à la guitare et qui a marqué la direction qu'on a prit maintenant.
Le pont fait toujours son effet en concert. C'est d'ailleurs une des seules chansons de l'album qui a gardé le côté large et un peu "stade" de nos débuts. Cette chanson est un peu un best-of de ce qu'on sait faire : énergie, mélodie, fun, largeur... On n'est pas prêts de l'abandonner !
Comme son titre l'indique, cela parle d'amitié, de tous ces amis qui sont partis ailleurs et avec qui tu voudrais te retrouver encore une fois tous réunis.

Et enfin, pour finir on a mis un sketch dont Victor a le secret : l'album semble recommencer et on entend une plainte, le cd qui sort et un autre qui rentre pour finir sur un jam de jazz fait en studio. On avait enregistré quelques trucs comme ça pour en faire des interludes... Certains y verront un côté clin d'oeil à Black or White de Michael Jackson mais pour être honnêtes, on se disait que cet album pouvait paraître un peu trop intense sur la longueur car il y a peu de répit. Donc, on a voulu en jouer et calmer un peu le jeu de manière amusante. Pour montrer aussi que dans la vie, on dit et fait pas mal d'âneries sans doute pour décompresser de tout le travail qu'on fait pour Slide On Venus.